MaryJane

MaryJane

19 ans, fan du surnaturel, passionnée des sentiments romantiques-mais-surtout-pas-trop.

  Mulhouse

Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal unissent leurs forces dans le thriller Prisoners

mercredi 06 novembre 2013      Prisoners

Acclamé par la critique, annoncé comme le « thriller de l'année », présent sur tous les blogs et sites dédiés au cinéma que j'ai pour habitude de consulter, Prisoners ne pouvait être qu'un bon film. Il était déjà question d'Oscars, il me semblait donc évident qu'il s'agissait là d'une valeur sûre, d'un film un peu sombre susceptible de séduire un large public.

Pour commencer, retour sur le synopsis :
Dans la banlieue de Boston, deux fillettes de 6 ans, Anna et Joy, ont disparu. Le détective Loki (Jake Gyllenhaal) privilégie la thèse du kidnapping suite au témoignage de Keller (Hugh Jackman), le père d’Anna. Le suspect numéro 1 est rapidement arrêté mais est relâché quelques jours plus tard faute de preuve, entraînant la fureur de Keller.
Aveuglé par sa douleur, le père dévasté se lance alors dans une course contre la montre pour retrouver les enfants disparus. De son côté, Loki essaie de trouver des indices pour arrêter le coupable avant que Keller ne commette l’irréparable… Les jours passent et les chances de retrouver les fillettes s’amenuisent…




Le scénario était intéressant et la bande-annonce m'avait plu, sans pour autant m'emballer. Techniquement et esthétiquement parlant, les cadrages et prises de vues collaient parfaitement à l'ambiance du film, les acteurs étaient eux aussi très bons – et Hugh Jackman parfaitement méconnaissable.
Cependant, j'ai tout de même été un peu déçue par le film. Le suspense était plutôt aléatoire, les scènes plus violentes pas forcément convaincantes, et j'ai même cru déceler certaines incohérences. A mes yeux, les séries policières américaines diffusées à la télévision n'ont pas grand chose à envier à ce film qui fait tant parler de lui.

Et puis la fin... Non seulement inattendue, mais terriblement frustrante. Je n'en dis pas plus au risque de spoiler, mais j'ai eu comme l'impression que je m'étais faite avoir...

Prisoners plaira sans doute à un public appréciant les thrillers sombres, mais je doute qu'il parvienne à convaincre les spectateurs ayant franchi le seuil de la salle juste par curiosité. Je reste un peu sur ma faim malgré les deux heures et demi de ce polar au budget moyen, qui pourtant a cartonné aux États-Unis et semble sur le point de faire la même chose en France.

The Bones Of What You Believe, premier album de Chvrches à découvrir d'urgence

vendredi 18 octobre 2013      The Bones Of What You Believe [Explicit]

Vous ne connaissez sans doute pas Chvrches, ou alors très peu, ou alors vous faites comme moi partie des gens qui ont eu la chance de les découvrir lors de ces deux dernières années (ne mentez pas en disant que vous les connaissez depuis plus longtemps, Chvrches a été fondé à Glasgow en 2011, j'ai mes sources). Pour commencer, sachez que le nom de ce groupe d'électro-pop écossais se prononce "Churches" et que leur premier EP, Recover, est lui aussi paru en 2013.

Ce premier album, The Bones Of What You Believe, ne ressemble à rien que je connaisse. Je n'ai certes pas la prétention de connaître tout sur tout dans le domaine musical, mais la première fois que j'ai entendu The Mother We Share à la radio, je savais qu'il y avait là quelque chose de différent, d'atypique, qui me plaisait mais me dérangeait en même temps. Curieuse comme je suis, j'ai immédiatement voulu en savoir, en entendre plus sur le groupe.
C'était il y a quelques mois déjà, et l'écoute de leur EP avait déjà su me convaincre, mais j'avoue que The Bones Of What You Believe, a véritablement su me surprendre (même ni seuls quelques mois séparent les deux CD). Le son des synthés et la voix de la chanteuse Lauren Mayberry sont les premiers éléments qui forgent la personnalité unique de Chvrches.



The Mother We Share fait indéniablement partie de mes titres préférés, mais j'avoue craquer aussi pour Lies et Tether, un titre plutôt... obsédant. Le groupe fournit un travail propre et se détache du côté un peu "niais" que l'on colle souvent aux morceaux synthé-pop. Dans l'ensemble, les titres sont bien calibrés et Chvrches parvient à trouver un juste milieu tout en restant régulier tout au long de l'album, sans prendre néanmoins de gros risques au niveau des différents styles, mais peut-être qu'il en est mieux ainsi.

Cet album est une véritable bonne surprise que je recommande sans hésitation. Le trio a su rester humble sans prétendre innover quoi que ce soit, mais il y a ce "petit truc en plus" qui le démarque de tout le reste. Et puis je fonds complétement sur la voix toute mignonne de la jeune chanteuse.
Autre élément peut-être gage de qualité : le groupe a déjà assuré, à plusieurs reprises, la première partie de Depeche Mode... n'attendez plus pour les découvrir !


La mystérieuse Amélie Nothomb dévoile son "roman 2013" et revient sur sa vie au Japon

samedi 12 octobre 2013      La nostalgie heureuse

Les critiques vont toujours bon train concernant Amélie Nothomb. On admire ou on dénigre son principe "un roman par an", on aime son style ou on le déteste, bref, on a tous un certain avis concernant l'écrivaine. Pour ma part, j'ai toujours bien aimé ses romans, sans pour autant m'auto-proclamer fan comme beaucoup. Ce que j'aime particulièrement chez Nothomb, c'est son passé japonais. J'avais bien ri en lisant Stupeur et Tremblements, et même si j'avoue ne pas avoir lu beaucoup de ses romans, j'ai voulu lire La nostalgie heureuse dès que j'ai su qu'elle évoquerait ici son retour au pays du Soleil levant.

Seize ans après l'avoir quitté, Nothomb revient donc au Japon, pays de son enfance, et raconte comment elle retrouve ces paysages, ces rues, ces proches qu'elle a quittés il y a si longtemps. Tout a changé, mais l'attachement est resté le même, elle n'a rien oublié.
Elle revient alors voir sa nounou, qu'elle considère comme une deuxième mère, mais aussi son ex-petit-ami, qu'elle avait quitté du jour au lendemain, et tous ces décors qui ont été témoins de sa jeunesse.

Amélie Nothomb évoque aussi des sujets d'actualité bien plus graves, le tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima en premier lieu :

– Le plus fou, poursuit-il, c’est qu’à un kilomètre de la centrale de Fukushima, le long du rivage, on vient de déblayer une stèle vieille de mille ans. En japonais ancien, il y est écrit : « Ne bâtissez ici rien d’important. Ces lieux seront ravagés par un tsunami gigantesque. » On n’en a pas tenu compte, hélas. Or, avant d’être renversé par la catastrophe, cet avertissement du passé était bien visible et lisible de tous. 

Ce roman prend la forme d'un documentaire, on a l'impression de visionner un reportage sur un pays étranger, que l'on connaît sans jamais y être allé.
La nostalgie heureuse n'est pas que l'étalage du bonheur procuré par les retrouvailles, il a aussi des côtés bien plus sombres, mélancoliques, plein de révélations troublantes.

Le roman est court - 150 pages seulement - et peut se lire d'une traite, ce que l'on peut considérer à la fois comme un avantage et un inconvénient (pour ceux qui en redemanderaient encore, et à en croire les critiques lues sur d'autres sites et dans les journaux, ils sont plutôt nombreux), la couverture est attirante et bien moins sombre que certaines précédentes, tout comme la plume de l'auteur.
Le style est simple, épuré, mais n'en reste pas moins poignant. Amélie Nothomb nous la joue "à la japonaise" et c'est un véritable régal.

Ce pélérinage fera tour à tour sourire, réfléchir, il pourra émouvoir ou choquer parfois, mais il ne laisse pas indifférent. Nothomb sait aussi transformer cette autobiographie en récit un peu ironique, teinté de nombreuses touches d'humour. Elle a su trouver un juste milieu entre les catastrophes et le rire, entre la mélancolie de cette vie passée et l'euphorie de penser la retrouver. "C'est un Nothomb", certes, mais un bon cru 2013, qui mérite d'être lu !

Commentaire

samedi 12 octobre 2013      1 Commentaire      Le Chaperon Rouge
Sans doute l'un de mes films préférés, étonnant que ce soit la même réalisatrice que Twilight, c'est tellement moins niais...

Commentaire

samedi 12 octobre 2013      1 Commentaire      The body finder
Tout le monde parle de The Body Finder en ce moment, il faudrait que je m'y mette !