Laurie

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Lire, écrire, regarder, écouter : toujours à l'affût de toutes les nouveautés, curieuse compulsive et 'revieweuse' de tout ce qui me sera passé sous les yeux ou dans les oreilles !

  Strasbourg

Bilbo le Hobbit sur les traces du redoutable dragon Smaug

samedi 21 décembre 2013      Le Hobbit - La désolation de Smaug - DVD + ...

On retrouve le hobbit Bilbon Sacquet, le magicien Gandalf et la compagnie des nains dans leur périple vers Erebor, la cité des nains, jalousement gardée par le dragon Smaug.

Revenons brièvement sur le principe de l'adaptation du Hobbit au cinéma : dès le départ, je n'étais pas vraiment convaincue que l'on puisse transformer un seul livre d'à peine plus de deux-cent pages en trois blockbusters hollywoodiens de presque trois heures chacun sans traîner en longueurs. Et en effet, je ne veux pas en dévoiler trop, mais les réalisateurs ont du faire preuve d'une certaine imagination - et prendre quelques libertés - pour ne pas lasser les spectateurs.
Le premier film m'avait paru un peu inégal, j'avais adoré certaines scènes alors que d'autres m'avaient semblé superflues. Je craignais donc que cela se répète pour ce deuxième volet, d'une durée de deux heures quarante.

Le film commence sur un flashback concernant Thorin et Gandalf, une année avant les péripéties de la Compagnie. Nous retrouvons ensuite cette dernière (composée de treize nains, accompagnés par Gandalf et Bilbon) pourchassée par une horde d'orques et devant fuir une bête redoutable, entre ours et loup. Ils se réfugient dans une étable et font la connaissance de Béorn, leur hôte un peu particulier...
La Compagnie doit traverser la dangereuse Forêt Noire pour accéder à Erebor. Malheureusement, certaines mésaventures les mèneront jusque dans les prisons du Royaume des Elfes, où nous retrouverons Legolas (Orlando Bloom) et ferons la connaissance de Tauriel (Evangeline Lilly).
Mais évidemment, les prisonniers parviendront à s'échapper (cette scène est l'une de mes préférées du film d'ailleurs) et continueront leur périple vers Erebor, bien décidés à affronter Smaug.

Les puristes de Tolkien risquent de s'insurger et de crier au scandale car, non, le film n'est pas parfaitement fidèle au livre. Certaines relations prennent davantage d'ampleur sur grand écran, certaines scènes sont ajoutées ou rallongées, etc. Mais ça passe plutôt bien, même si certains éléments sont clairement là dans le seul but d'attirer un public plus large, et donc de faire de meilleurs bénéfices.

En règle générale, j'ai bien aimé ce deuxième volet, sans doute plus que le premier. J'ai été bluffée par les paysages magnifiques, les scènes d'action haletantes et l'étonnant réalisme du dragon Smaug, véritablement effroyable.
Cela dit, j'ai également eu de nombreux échos plus négatifs que ma critique, donc je plaide non coupable si le film ne correspond pas à vos attentes !


"Coup de talon veut dire remonter à la surface"

samedi 07 décembre 2013      Coup de talon

La plupart des romans pour adolescents et dont les personnages principaux sont des adolescents tournent aujourd'hui autour d'une histoire d'amour, des premiers flirts et des premières déceptions sentimentales. On pourrait d'ailleurs croire que c'est le cas ici aussi dans les premières pages du roman de Sylvie Deshors. Mais très vite, nous réalisons que les deux principales protagonistes sont deux soeurs, et que le récit se concentre sur les relations qu'elles entretiennent.

Lucie est la petite soeur et la narratrice de cette histoire. Brune, athlétique, elle reste souvent dans l'ombre de sa grande sœur Laure, blonde, fine, et rencontrant un franc succès auprès des garçons. Mais cela n'empêche pas les deux filles d'être très complices, jusqu'au jour où tout va basculer et à partir duquel Laure va se renfermer sur elle-même, allant jusqu'à négliger sa "sœurette"...

Coup de talon aborde des thèmes plus graves que la plupart des romans jeunesse visant un public adolescent, sans pour autant en faire trop dans le tragique. Toute l'histoire repose sur cette relation entre les deux sœurs, devenue tendue suite à l'événement perturbateur qui est venu bouleverser leurs vies.
Sans chercher à faire la morale à ses jeunes lecteurs, ce petit livre est plein de sous-entendus subtils : ne pas se renfermer sur soi-même, toujours partager ce qui nous préoccupe même si l'on redoute le jugement des autres, aller de l'avant, etc. Coup de talon est porteur d'un message d'espoir, encourageant les adolescents à ne pas se laisser abattre et leur montrant qu'il est toujours possible de remonter à la surface après avoir touché le fond.

Ce roman de moins de cent pages se lit très rapidement, la plume de l'auteur est simple, ce qui rend le récit de la narratrice touchant et prenant. Une belle et discrète leçon de morale.

The 1975, le phénomène rock de Manchester prend son envol

samedi 23 novembre 2013      The 1975 [Explicit]

Le groupe existe depuis 2002, il a cependant du attendre jusqu'en 2012 pour enfin signer un contrat avec un label indépendant britannique, Dirty Hit, et se fixer sur un nom, The 1975. Depuis quelques mois maintenant, ce nom se fait tout doucement sa place sur les blogs, sites et magazines musicaux. En octobre 2012, ils signent même pour leur distribution américaine - et leur première tournée en tête d'affiche de l'autre côté de l'Atlantique a d'ailleurs eu lieu cet automne.

Les quatre Anglais, originaires de Manchester, ont monté le groupe alors qu'ils n'avaient que 15 ans et donnaient de petits concerts dans des bars et des clubs du coin. Leur premier EP Facedown n'a vu le jour qu'en août 2012, suivi de près par le deuxième EP Sex en novembre de la même année. S'ensuivit presque aussitôt une tournée britannique qui s'étendit jusqu'au printemps 2013.
Continuant sur leur lancée, les quatre musiciens sortent deux EP supplémentaires : Music For Cars en mars 2013 et IV en mai (...peut-être histoire de rattraper le temps perdu?) et retournent sur les routes et sur scène, assurant entre autres des premières parties pour Muse ou The Rolling Stones.


Leur premier "vrai" album, éponyme, sort le 2 septembre 2013 et contient entre autres une version retravaillée de Sex et le tube Chocolate. Il est très agréable et s'écoute vraiment bien, ce qui peut rassurer ceux qui pensaient qu'on avait affaire à un énième groupe "one hit wonder" qui ne séduit que grâce à l'apparence physique des membres. Bon, il faut avouer que ces derniers sont plutôt agréables à regarder, c'est vrai, mais ils n'en jouent pas des tonnes et gardent un côté un peu "intime", qui nous oblige à nous concentrer sur la musique.
La voix du chanteur Matthew Healy est vraiment plaisante à écouter, tantôt envoûtante, parfois entraînante, toujours bien posée et dosée. Niveau instrumental, certaines chansons sont un peu plus maladroites, sans pour autant être catastrophiques. Les sonorités rock et électroniques se mélangent très bien, et malgré les influences variées du groupe, ce dernier parvient à faire de son album un ensemble cohérent.
Les paroles explorent des thèmes variés comme la découverte, le sexe, l'amour, les drogues, la mort ou la peur, tous plutôt redondants dans l'univers du rock.

The 1975 prouve avec ce premier album qu'ils forment un groupe soudé et très stable (le line-up du groupe n'a pas changé depuis sa création il y a onze ans, fait plutôt rare dans le monde musical), sur lequel il faudra compter à l'avenir. En espérant qu'ils restent aussi prolifiques dans les années à venir qu'ils ne l'ont été au cours des derniers mois, et qu'ils continuent de perfectionner leur son.
En tout cas, le groupe signe là un premier album de qualité, ce qui est de bon augure pour la suite !

Meilleurs titres : Chocolate - Girls - Sex

Recharged, Linkin Park revisite son dernier album

mercredi 30 octobre 2013      Recharged

Ils l'avaient déjà fait pour Reanimation, leur album paru en 2002, qui comportait exclusivement des remixes des chansons de leurs albums Hybrid Theory et Hybrid Theory EP, Linkin Park sont aujourd'hui de retour avec Recharged, qui reprend les chansons de leur cinquième album Living Things (certains l'appellent d'ailleurs "Reliving things"). Entre les deux, on peut noter que le groupe avait également sorti Collision Course, un autre album de remixes en featuring avec le rappeur Jay-Z.

Certains fans avaient critiqué les deux précédents albums de remixes, prétendant qu'il ne s'agissait pas de "vrais" albums, dans le sens où ils n'étaient pas réellement innovants et ne correspondaient pas à l'étiquette rock/métal qui colle au groupe. Mais il faut souligner que Linkin Park a toujours été fortement influencé par la musique électronique (l'un de leurs membres, Joe Hahn, est même DJ), remixer leurs propres chansons semble donc tout à fait approprié.

Pour Recharged (sorti le 29 octobre 2013), le groupe californien a même fait appel au célèbre DJ Steve Aoki pour un titre inédit, A light that never comes - voir le clip officiel ci-dessous. D'autres professionnels ont également participé à l'enregistrement de l'album, entièrement produit par Rick Rubin et Mike Shinoda, le MC du groupe.

J'avais adoré Reanimation, et j'attendais Recharged avec impatience. L'album me plaît, cette facette plus "électro" du groupe ne me dérange absolument pas, je trouve au contraire que le son passe comme une lettre à la poste. Pourtant, je ne peux pas m'empêcher d'avoir quelques regrets, si l'on compare les deux albums que je viens de citer.
J'avais trouvé le premier exceptionnel et vraiment très travaillé, jusqu'aux titres entièrement réécrits (Points of Authority devenait Pts.OF.Athrty, Papercut devenait Ppr:kut, et ainsi de suite), donnant au CD un certain cachet. Pour Recharged, j'estime que le travail était beaucoup moins abouti, les titres restent exactement les mêmes, ce qui enlève un certain charme à l'album. J'ai d'ailleurs eu vaguement la même impression quant aux titres en eux-mêmes lors de la première écoute, mais je crois que je m'attendais trop à un Reanimation-deuxième partie, et les deux albums ont beau partir du même principe, ils ne se ressemblent pas vraiment.
Pour les deux CD, certaines parties vocales ont été ajoutées ou modifiées pour les remixes. Chaque titre se distingue du précédent (en partie parce que les DJ et participants ne sont pas les mêmes d'une chanson à l'autre), restant fidèle à la version originale mais en apparaissant sous un nouveau jour (comme Powerless, qui gagne en énergie). Certains morceaux penchent plutôt vers l'électro et la dubstep, d'autres ont des sonorités plus rap/hip-hop, cet album permet au groupe d'explorer de nouveaux genres sans pour autant perdre leur identité.
 On découvre Linkin Park sous un autre angle, ce qui peut déplaire à certains mais m'avait entièrement convaincue pour Reanimation, que je considère tout aussi bon que ce que certains appelleraient leurs "vrais" albums.

Encore une fois, le groupe a su me séduire avec Recharged (en même temps, ce n'est pas trop dur pour eux, je leur donnerais le bon Dieu sans confession, je ne suis de loin pas la personne la plus objective pour parler de Linkin Park), même si je doute qu'ils parviennent à convaincre l'ensemble de leur communauté de fans.



En revanche, mention toute particulière à ce nouveau titre avec Steve Aoki que j'ai mentionné plus haut : A light that never comes rend très bien justice au talent du groupe et aux prouesses vocales de Chester Bennington.

Avec 'My love, Mon vampire', c'est facile de perfectionner son anglais !

mardi 15 octobre 2013      My love. Mon vampire

Alors que les histoires de vampires se démultiplient à tort et à travers, on a souvent du mal à distinguer les livres originaux de ceux qui se contentent de surfer sur la vague "bit-lit" sans forcément rechercher la qualité. Mais avec My Love, Mon Vampire, pas de risque de se tromper : non seulement l'histoire est plaisante, mais en plus ce petit livre a la particularité d'être bilingue. Un chapitre sur deux est en anglais, le vocabulaire est détaillé à la fin de l'ouvrage, tout est (bien) pensé pour les anglophones débutants (le livre est destiné à des lecteurs jeunes ayant un niveau B2 en anglais).

Baptiste vit avec son grand-père et sa tante depuis le décès tragique de ses parents dans un accident. Se désintéressant complétement de l'école, il ne jure que par le rugby, le surf et la pêche.
Alicia, jeune vampire de 480 ans, vient d'emménager dans le sud-ouest de la France avec ses parents. Elle se voit désigner une mission, qu'elle doit accomplir pour espérer acquérir de nouveaux pouvoirs et être reconnue auprès de ses pairs : tuer un humain. Or, il se trouve que l'humain qu'elle se verra désigner n'est autre que Baptiste, son jeune voisin dont elle s'est éprise en secret.
Mais Baptiste apprend qu'il est en fait le descendant d'une lignée de chasseurs de vampires, au même titre que son grand-père et son père avant lui. Très attiré par sa nouvelle voisine, celui-ci parviendra-t-il à la tuer sans état d'âme ?

L'histoire est courte et assez simple, mais n'en reste pas moins touchante et pleine de suspense. Les personnages sont attachants, l'histoire bien ficelée et la longueur juste suffisante pour les jeunes souhaitant perfectionner leur anglais sans s'ennuyer. Les chapitres sont courts et le vocabulaire employé est adapté au niveau annoncé, avec en bonus un lexique et des quizz à la fin du livre, afin que le lecteur puisse vérifier qu'il ait bien saisi l'intrigue.

My Love, Mon Vampire existe également en versions allemande et espagnole, avec toujours le même principe de faire alterner un chapitre en français, le suivant en langue étrangère. Une méthode parfaitement adaptée pour les collégiens et lycéens désireux d'approfondir leur vocabulaire sans avoir ce sentiment - souvent désagréable, avouons-le - de suivre une méthode strictement scolaire.