Cassandra

Cassandra

Etudiante en arts, j'ai toujours mon mot à dire sur tout. J'aime que les livres, la musique et les films me fassent voyager.

Queen B affole la toile avec son dernier album éponyme

jeudi 02 janvier 2014      Beyoncé [Explicit] [+video]

Beyoncé a cherché à faire elle aussi le buzz pour cette fin d'année 2013, à l'image de Lady Gaga et Britney Spears qui ont respectivement sorti ARTPOP et Britney Jean au courant du mois de novembre. Mais contrairement à la "Mother Monster", Beyoncé n'a pas fait attendre ses fans pendant deux ans en lâchant de temps à autres un titre, un sample, une photo : elle a sorti un disque sans crier gare, et le 13 décembre, ses fans se sont réveillés et ont découvert à leur plus grande surprise que dix-sept titres inédits (et un nombre égal de clips, tournés en secret) étaient disponibles à l'achat sur iTunes. Ce qui lui a aussi permis d'échapper au piratage dont ont été victimes ses collègues.

Le nouvel album de Beyoncé, sobrement éponyme, n'a pas bénéficié de la promotion qu'on aurait pu attendre venant de la star. Sorti dans la plus totale discrétion (seule une douzaine de salariés de Sony Music auraient été au courant de la date exacte de la publication), l'album a très vite vu ses ventes exploser. D'après Billboard, 80.000 copies se seraient écoulées en trois heures à peine. Cet album se serait reposé sur la seule puissance des réseaux sociaux, les réactions des internautes ont entraîné un effet boule de neige qui a propagé la rumeur.

Passé l'effet de surprise, il faut se concentrer sur les chansons elles-mêmes. Pour une fois, j'avais l'impression que Beyoncé avait cherché à créer quelque chose d'un peu étonnant, sans se reposer sur ses lauriers et son fessier. Les chansons sont assez différentes les unes des autres, les ambiances changent elles aussi... une très bonne surprise, même si elle m'a un peu été gâchée par le petit doute "Mais.. c'est bien Beyoncé, ou c'est Lady Gaga là ?".
Une influence un peu gênante par moment - qui peut bien sûr être discutable, c'est mon avis personnel - mais pas plus mal, car c'est la preuve que la musique de Beyoncé a quelque peu évolué et s'écarte des sentiers battus (et rebattus) de ces précédents opus.
La star mêle ballades, titres plus dansants, pop et rap sur cet "album visuel" (comme elle l'a elle-même surnommé) et a enregistré des collaborations avec de nombreux artistes - son mari Jay-Z, mais aussi Timbaland, Justin Timberlake, Drake, Frank Ocean, etc. Petit clin d'oeil aux fans de presse people : la chanson "Blue" est dédiée à sa fille Blue Ivy, qui apparaît à visage découvert dans le clip de la chanson.

En somme, cet album éponyme est plutôt une bonne surprise, qui ravira les fans et saura séduire un public encore plus large. Bon point pour la chanteuse, qui réussit son pari très risqué et mérite donc d'autant plus son titre de "Queen B". La reine, c'est elle !


Into the Wild, Sean Penn fait de cette aventure sauvage un incontournable du cinéma

mardi 26 novembre 2013      Into the Wild

Tout le monde ou presque a déjà vu Into The Wild, ou du moins, tout le monde en a déjà entendu parler - en bien, toujours. En France, le film se voit décerner un César en 2009, l'année suivant sa sortie, et devient un "must-see" pour une bonne tranche de la population. Les critiques ont presque encensé le film presque à l'unanimité, chose rarissime dans le cinéma contemporain. Sean Penn a donc misé sur le bon cheval en adaptant au grand écran le roman Voyage au bout de la solitude de Jon Krakauer (paru en 1996), relatant l'histoire vraie du jeune Christopher McCandless.

Tout juste diplômé de l'université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui. Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres. Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s'aventurant seul dans les étendues sauvages de l'Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.

Jack London, Kerouac, Segalen l'ont déjà fait, et pourtant Christopher McCandless va nous faire vibrer, rêver, nous effrayer et nous faire réfléchir, encore une fois, sur nos vies bien rangées et sur la beauté du monde qui nous entoure.
On comprend que le jeune héros a besoin d'un nouvel air, d'évasion, de tirer un trait sur son ancienne vie tranquille pour se lancer corps et âme dans une aventure sans précédent, loin de la société et de sa famille. Il traversera les paysages hétérogènes de différentes régions des Etats-Unis et du Canada pour atteindre l'objectif qu'il s'était fixé : l'Alaska. S'enchaînent rencontres inédites, épisodes malchanceux, errance, faim, fatigue, doute...

Les décors sont somptueux, les plans parfaits, comme si on y était. Emile Hirsch livre une interprétation bluffante et touchante du jeune Christopher. A ses côtés, nous retrouverons tour à tour (toujours assez brièvement) Vince Vaughn ou la jeune Kristen Stewart, juste avant qu'elle n'ait été sélectionnée pour interpréter Bella Swan dans les films de la franchise Twilight. Bien que les rôles secondaires ne soient que des "esquisses de rôle", tous les acteurs se montrent talentueux et touchants à leur façon.
La bande originale du film fut elle aussi acclamée, et les citations tirées du chef-d'oeuvre de Sean Penn envahissent le web, comme cette phrase que McCandless, aussi connu sous le pseudo de Supertramp, aurait écrit peu avant son décès : Happiness Only Real When Shared, "Le bonheur n'est réel que s'il est partagé".

Into The Wild est incontestablement incontournable qui ne laissera personne de marbre, et risque bien de chambouler vos vies...

Je crois que vous vous trompez si vous pensez que le bonheur dans la vie réside principalement dans les relation humaines. Le bonheur se trouve tout autour de nous, il est partout, il est dans tout ce que nous pouvons expérimenter. Et pour le savoir il faut changer le regard que nous portons sur les choses.

Je répondrai en citant Thoreau: « Plutôt que l’amour, la célébrité, la foi, l’argent, plutôt que la justice, donnez moi la vérité. »

Zaz, pas un prodige pour toutes les oreilles.

mercredi 13 novembre 2013      Recto verso

Les avis sur Zaz sont généralement bien tranchés : soit on adore, soit on déteste. Pour ma part, je n'aime pas détester d'après les préjugés et en ne me basant que sur une ou deux chansons, donc j'ai décidé d'écouter Recto Verso, le dernier album de Zaz, en entier. Pour tout vous dire, je ne sais pas vraiment comment j'ai fait pour tenir jusqu'au bout sans aucune pause.

Encore une fois, je rappelle que je n'aime pas la critique gratuite : je ne dis pas là que Zaz, "c'est nul", juste que son album n'est carrément pas le CD que je mettrai dans mon autoradio pour tuer le temps dans les bouchons. Ca ne tient qu'à moi, c'est à cause de sa voix éraillée - qui est plutôt charmante sur une chanson, mais au bout d'un moment...
J'aime plutôt bien la chanson française en général, j'admire les artistes comme Raphaël (qui avait écrit plusieurs titres pour le premier album de Zaz, d'ailleurs), je fais donc partie du public probable de la chanteuse. Pour revenir sur son grain de voix particulier, il faut avouer que, bien que je le trouve absolument agaçant, il donne un certain relief à des titres dénués d'intérêt et d'originalité. Un mal pour en bien, en quelque sorte.

Il faut aussi reconnaître que la chanteuse a su varier un peu les genres, allant de la pop à la folk, passant par des sonorités très jazzy et des ballades bien plus douces. Ses chansons ne sont pas programmées pour devenir des tubes, contrairement à trop d'artistes contemporains, on la remerciera pour ça.
Elle reprend Aznavour, on la compare à Piaf : Zaz fait parler, elle veut résolument inscrire son nom dans l'Histoire de la chanson française, aux côtés des plus grands.

A 33 ans, elle a vendu des millions d'albums dans le monde (sur 1,8 millions d'exemplaires vendus de son premier album éponyme, elle n'en a vendu "que" 700.000 en France) mais n'est toujours pas respectée par tout le monde. Moi je la respecte, j'ai essayé de l'aimer, mais ça ne passe pas, j'y peux rien et je ne vais pas me forcer.


Vengeance en Prada, Lauren Weisberger n'en a pas fini avec Miranda Priestly !

lundi 11 novembre 2013      Vengeance en Prada

Elle lui a fait faire ses quatre volontés, l’a pliée au moindre de ses caprices, l’a persécutée du matin au soir. Finalement, l’ego de Miranda Priestly, directrice du prestigieux magazine de mode new-yorkais Runway, aura eu raison de la détermination de sa jeune assistante Andrea. Mais dans l’adversité, il faut savoir faire front et c’est ce qui s’est passé avec Emily, l’assistante qui l’a précédée auprès de Miranda, devenue depuis sa meilleure amie.
Fortes de leur expérience auprès de celle qui fait la pluie et le beau temps sur le milieu de la mode, Andrea et Emily ont lancé il y a peu leur propre magazine trendy, The Plunge, spécialisé dans les mariages. D’emblée, c’est la consécration. Eh oui, la roue tourne ! Andy a tout juste 30 ans, elle a du succès et elle est sur le point de se marier. Ses années de calvaire lui paraissent loin désormais. Bien qu’elle fasse toujours attention de se tenir à distance de Miranda. Seulement, cette dernière sait reconnaître une opportunité quand elle en voit une et ce magazine lui fait envie. Autant dire qu’elle ne va pas manquer de se rappeler à leur bon souvenir… La voilà de retour, plus diabolique que jamais !


Dix ans après avoir vécu un véritable enfer au sein de la rédaction du prestigieux magazine de mode Runway, Andrea pense que son ancienne supérieure, l'arrogante Miranda Priestly, appartient à son passé. Mais après un tel succès (plus d'un million d'exemplaires vendus en France et sept dans le monde), Lauren Weisberger ne pouvait pas ne pas faire revenir ses personnages sur le devant de la scène une nouvelle fois et a donc donné une suite à son best-seller.
Nous retrouvons donc la pauvre petite Andrea, autrefois maltraitée et que l'on prenait en pitié, au meilleur de sa forme, nageant dans le bonheur tant personnel que professionnel - elle a même fait amie-amie avec son ancienne collègue Emily, qui la détestait pourtant cordialement dans le premier roman.

L'écriture de Weisberger est toujours aussi légère, agréable à la lecture, et cette suite se dévore rapidement. Les personnages sont drôles et attachants, bien que l'on ressente moins de sympathie pour Andrea que dans le premier tome, quand elle servait de bouc émissaire à tous ceux qui l'entouraient.
Il est dommage que la tyrannique Miranda ne soit pas plus présente ; mais quand elle est là, elle ne manque pas de le faire savoir en ponctuant toujours chacun de ses ordres de son légendaire "C'est tout".

Suite au succès de l'adaptation cinématographique du premier roman Le Diable s'habille en Prada, peut-on espérer retrouver Anne Hathaway et Meryl Streep sur le grand écran une nouvelle fois ? Car le film, sorti en 2006, avait lui aussi été un succès remarquable - et avait d'ailleurs relancé en flèche les ventes du livre.

Toujours est-il que ce roman fera passer un agréable moment à tous ceux qui avaient apprécié la lecture du premier... De toute façon, comme résister à la tentation de connaître la suite des aventures d'Andy ?