The 20/20 Experience: 7 ans d'attente pour çà?

The 20/20 Experience: 7 ans d'attente pour çà?

Après s'être concentré sur sa carrière cinématographique – avec quelques succès à la clé (The Social Network et Sexe entre amis notamment), Justin Timberlake fait son retour en studio sept ans après l'excellent FutureSex/LoveSounds. Son nouveau projet, The 20/20 Experience, est un disque en 2 parties dont la première est sortie le 15 mars dernier. La deuxième suivra le 30 septembre prochain. Avec une si longue attente, Justin Timberlake a su se faire désirer et The 20/20 Experience était attendu comme le messie. Voyons voir ce qu'il en est...

Un disque inégal

Les deux premiers singles dévoilés étaient plutôt prometteurs. Suit et Tie est bien produit avec ses cuivres rétro, Justin pose bien et le couplet rap de Jay-Z apporte un réel coup de fraîcheur au morceau. Mirrors est une chanson d'amour comme Justin sait si bien le faire, certes pas un classique mais tout de même un bon morceau de R'n'B. Timbaland, producteur de l'album entier (il était déjà aux manettes du précédent), a fait du bon travail, les productions sont soignées mais on ne ressent rien d'innovant, comme s'il avait voulu ne prendre aucun risque. Dommage, un peu d'innovation n'aurait pas été de refus.
Il y a de bons morceaux dans ce The 20/20 Experience. Mention spéciale pour Strawberry Bubblegum, une ballade mi R'n'B-mi électro, qui est mon coup de cœur de l'album. Don't Hold The Wall et ses sonorités orientales et africaines nous fait littéralement voyager. Let The Groove Get In sonne comme un morceau de Jamiroquai, avec des air latinos qui groovent du début à la fin du morceau. Mais le reste de l'album est assez mitigé. D'abord, la première chose qui surprend, c'est sa durée! Près d'1h10 pour seulement 10 morceaux. C'est long, parfois même soporifique.

Le retour de Justin à la musique fait plaisir. Mais ceux qui s'attendent à retrouver des bombes comme What Goes Around, Cry Me A River ou encore Sexy Back vont être déçus. The 20/20 Experience est loin d'être une usine à tubes, bien que comportant tout de même quelques morceaux qui valent la peine d'être écoutés (et réécoutés).




par Thomas P