Les jeunes de Black Veil Brides assurent la relève du rock/post-hardcore

Les jeunes de Black Veil Brides assurent la relève du rock/post-hardcore

Dans le domaine du rock, encore plus dans celui du métal/hardcore, les jeunes groupes qui commencent à se faire un nom et à trouver leur public sont souvent conspués par les « métalleux » de la première heure (à savoir, souvent des fans de ce genre musical plus âgés que les artistes eux-mêmes, portant la barbe et passant plus d'heures à jouer à WoW ou à boire des canettes de bière qu'à prendre des leçons de guitare). Ayant un peu de mal à s'épanouir dans leur vie sociale, ils sont désespérés de voir qu'un groupe de jeunots, pas forcément très expérimenté, parvienne à déchaîner des foules entières de jeunes rockeuses en fleur, et jettent leur dévolu sur ces jeunes groupes montants. Histoire de voir s'ils auront le cran de s'accrocher à leurs guitares et de continuer leur route. Black Veil Brides est un parfait exemple de ces groupes récriés et rabaissés, qui pourtant remplissent les salles à travers le monde.

Les membres de Black Veil Brides sont avant tout reconnaissables par leur teint blafard, leurs yeux soulignés d'eye-liner et leurs traits noirs sur les joues. Au niveau musical, la voix puissante et éraillée d'Andy Biersack et les interminables solos de guitare – sur la bonne voie pour égaler ceux d'Avenged Sevenfold, malgré la différence d'expérience qui sépare les deux formations – sont les points forts du groupe, ceux qui forgent son identité.
Force est de constater que Wretched and Divine - The Story of the Wild Ones tient parfaitement la route avec ses 19 pistes – dont 13 morceaux, les autres étant des interludes aux airs d'opéra baroque. On accroche dès le premier titre, I Am Bulletproof, et la suite de l'album s'écoute d'une traite, sans grande surprise mais sans déception non plus. Le groupe ne nous donne aucune raison de zapper un titre, même si l'on ne brûlera pas d'envie de s'en passer un en boucle... L'album est cohérent dans son ensemble, mais n'en est pas moins varié étant donné que l'on enchaîne des morceaux aux airs post-hardcore et quelques balades un peu plus douces, et l'on retrouve deux collaborations plus ou moins étonnantes : la première avec le chanteur du groupe The Used, Days Are Numbered, et la seconde sur Lost It All avec Juliet Simms, chanteuse d'Automatic Loveletter, qui n'est autre que... la petite amie d'Andy Biersack. Ceci explique cela.


Sur ce nouvel opus, Black Veil Brides sert un album-concept « opéra-post-hardcore ». Ecrit noir sur blanc cela peut certes sembler étrange, mais le challenge semble avoir été relevé de main de maître par les jeunes Américains – surtout avec les titres puissants que sont In The End, I Am Bulletproof, Wretched and Divine et Nobody's Hero.
Avant de vous fier aux anti-BVB, prenez le temps d'écouter le troisième album du groupe, sans doute le meilleur à ce jour. Bien que ce très réussi Wretched and Divine en laisse encore certains sceptiques, il est en tout cas la preuve qu'Andy Biersack et sa bande ont bien évolué depuis leurs débuts... et qu'il faudra compter sur eux pour l'avenir du hardcore.


Découvrez le clip d'In The End, l'un des titres les plus marquants de l'album Wretched and Divine :



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par Laurie