Hayden Christensen, de Jedi à Jumper

Hayden Christensen, de Jedi à Jumper

A l'âge de 15 ans, David Rice découvre avec stupeur qu'il est doté de la capacité de se téléporter n'importe où sur la planète. Y compris dans des endroits interdits d'accès, comme le coffre fort de la banque qu'il va braquer peu de temps après avoir apprivoisé ses pouvoirs. Il se met en tête de commencer une nouvelle vie loin de sa petite ville natale – et donc loin de sa famille et de son amour de jeunesse, Millie – et découvre qu'il est ce qu'on appelle un Jumper. David n'est donc pas le seul bénéficiaire de ce pouvoir, ses semblables étant dispersés à travers le monde, tentant d'échapper aux Paladins, qui les traquent sans relâche depuis des siècles.

Le scénario est plutôt basique, ne reprenant pas l'intégralité du roman de science-fiction de Steven Gould dont il est adapté, et rassemble les caractéristiques habituelles des blockbusters hollywoodiens : un héros beau gosse (en la personne d'Hayden Christensen, révélé par son rôle d'Anakin Skywalker dans la saga Star Wars), sa copine qui se retrouve en mauvaise posture et qu'il va chercher à sauver (Rachel Bilson), et les méchants sans cœur qui peuvent surgir à n'importe quel moment (avec à leur tête Samuel L. Jackson, qui a adopté une chevelure peroxydée pour l'occasion) ; mais le spectateur se laisse facilement prendre au jeu et entraîner dans la danse des incessantes allées et venues du héros. Car après tout, qui n'a jamais rêvé de pouvoir faire le tour du monde en un seul claquement de doigts ? Ce fantasme devient possible pour le jeune et arrogant David, qui nous emmène de New-York à Tokyo, après une escale à Londres ou sur le sommet de la pyramide de Gizeh – notons aussi que pour une fois, le héros est égoïste et plutôt hautain, rien à voir avec les gendres parfaits qui sortent leurs costumes de super-héros le week-end.

En somme, il ne faut pas s'attendre au film du siècle, mais Jumper ne connaît pas de temps morts et saura maintenir ses spectateurs en haleine tout au long de l'intrigue, laissant même penser à une ouverture à la fin. Les effets spéciaux sont bien réalisés, bien qu'ils ne soient pas non plus époustouflants, et les décors nous feront voyager à travers le monde, mais il est clair que la réalisation de Doug Liman (Mr and Mrs Smith, La Mémoire dans la peau) reste plutôt brouillonne et que les personnages auraient pu gagner en profondeur... Aux côtés de l'excellent Hayden Christensen, qui incarne un héros égoïste et hautain, et de l'intimidant Samuel L. Jackson, nous redécouvrons aussi l'époustouflant Jamie Bell, qui avait été révélé à l'âge de 14 ans par le film Billy Elliot, dont il tenait le rôle principal.
Malgré les critiques négatives qui ont souvent rabaissé la production, Jumper n'en reste pas moins un film d'action et de science-fiction palpitant qui nous assure de passer un bon moment devant son écran de télévision.




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par Laurie