Fast & Furious, Vin Diesel et Paul Walker passent la 6ème

Fast & Furious, Vin Diesel et Paul Walker passent la 6ème

Fidèle à son poste de réalisateur depuis Fast and Furious Tokyo Drift (le troisième film de la franchise), il était évident que Justin Lin rempilerait une nouvelle fois suite aux 626 millions de dollars générés au box-office mondial par Fast and Furious 5.

Nous retrouvons nos as du volant sous le soleil des Canaries, où ils se sont retirés loin de tout circuit automobile. Brian O'Conner (Paul Walker) est devenu papa et décide de tirer un trait sur son passé de driver fou, Dom (Vin Diesel) l'imite un peu à regrets. Alors que tout semble enfin tourner rond pour la joyeuse compagnie reconvertie, qui cherche désespérément à se mettre au vert et à se faire oublier des autorités, une nouvelle mission frappe à leur porte : l'inspecteur Hobbs demande à Dom de l'aider à attraper un nouveau méchant, Shaw, qui cherche à s'emparer d'une puce électronique militaire d'une grande valeur (plusieurs milliards de dollars pour vous faire une idée, rien que ça). Il amène avec lui un argument de poids: une photo datant de quelques jours de Letty, l'ex petite amie de Dom (interprétée par Michelle Rodriguez), que l'on avait laissée morte lors du film précédent. Bien décidés à la retrouver – et à la ramener – les membres de l'équipe de choc se retrouvent sur les routes, repartis pour une série de courses poursuites toutes plus impressionnantes les unes que les autres, face à une bande d'experts incroyablement bien organisés.

Le film s'inscrit irrémédiablement dans la lignée des précédents, on y retrouve la recette parfaitement équilibrée entre action et suspens : on se tortille sur son siège, on plisse les yeux sous les chocs (carambolages ou coups de poings, les deux sont servis à gogo), on retient son souffle... et parfois, on reste un peu perplexe devant certaines absurdités. Mais pas le temps de s'étaler sur des scènes tirées par les cheveux, l'action ne s'arrête jamais, et lorsque l'on retrouve les personnages autour d'une table, c'est souvent pour une "pause gag". Histoire de détendre l'atmosphère avant de repartir à la chasse aux méchants.

Plus brutal que ses prédécesseurs, Fast and Furious 6 plaira à tous les amateurs d'adrénaline et de nez cassés. Destiné à un public de jeunes adultes (il sera plutôt rare de voir des spectateurs de plus de trente ans dans les salles), le film compte sur sa publicité de masse pour continuer de susciter l'engouement malgré la redondance du scénario et des clichés ressassés à outrance. Réussir à attirer les foules au bout du sixième opus est un nouveau défi, qui semble avoir été relevé d'avance par l'équipe de production. En effet, les mieux informés savent qu'un septième volet est déjà en cours de réalisation – et il est d'ailleurs annoncé par une brève scène à la fin du premier générique du film. Ces nouvelles aventures conduiront une nouvelle fois nos héros à Tokyo, où ils se retrouveront face à un ennemi de taille en la personne de Jason Staham, un autre adepte des séries "courses-poursuites-et-gros-bras" (Le Transporteur).

Fast and Furious 6 place une nouvelle fois la barre un cran plus haut, mais ne vous attendez pas à trop de surprises : bien que les scènes soient à couper le souffle, les rebondissements restent prévisibles. Après tout, si cela a fonctionné cinq fois, il n'y a pas de raison qu'on ne puisse pas réitérer l'exploit encore et encore...

Une chose est sûre, c'est que les amateurs de sensations fortes seront servis !



Retrouvez également un extrait de la bande originale du film :



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par Laurie