Dans la liste des cultes de Tarantino, on demande.. Pulp Fiction !

Dans la liste des cultes de Tarantino, on demande.. Pulp Fiction !

Sur le podium des réalisateurs de films cultes, il est évident que nous retrouvons l'incontournable Quentin Tarantino... Presque dix ans avant le premier volet de Kill Bill, le réalisateur s'était fait un nom dans l'univers du cinéma grâce à son film Pulp Fiction, qui avait provoqué un véritable tollé à sa sortie en 1994, et qui aujourd'hui encore fait partie des films qu'il faut avoir vus au moins une fois dans sa vie – bien que cette liste ne cesse de s'allonger.

Le problème quand on veut parler de ce film, c'est de trouver ce que l'on pourrait en dire qui n'a pas encore été dit. Ce qui relève de la mission impossible si l'on en juge par les innombrables chroniques déjà publiées sur la toile. On peut d'ailleurs séparer les spectateurs en deux clans bien distincts : ceux qui ont adoré Pulp Fiction, et ceux qui l'ont détesté. Il est rare de voir un avis mitigé, les critiques varient bien souvent d'une extrême à l'autre, sans demi-mesure.
Pour moi qui aime bien regarder ces films que l'on qualifie de « cultes » en revanche, Pulp Fiction ne mérite ni l'un, ni l'autre. Il serait complètement illogique et mensonger de prétendre que le film est un navet, autant qu'il serait sans doute exagéré de clamer qu'il s'agit d'un chef-d’œuvre intemporel. Mais après tout, chacun ses goûts, Pulp Fiction n'en reste pas moins un incontournable du cinéma.



Le scénario du film est découpé en différentes petites histoires souvent loufoques, plus ou moins convaincantes, mélangeant humour, sarcasme et violence – cette dernière est d'ailleurs le fil conducteur du film entier. Les personnages principaux sont des adeptes du crime organisé et arpentent sans relâche les rues de Los Angeles à la recherche de nouvelles embrouilles.
Les thèmes abordés ne sont franchement pas des plus plaisants : viols, meurtres, trafic de drogue et overdoses, l'ambiance glauque nous poursuit tout au long des deux heures mais Tarantino parvient tout de même à truffer le film de gags et d'innombrables références à la culture populaire, qui permettent à Pulp Fiction de traverser les âges. On ne cesse de réentendre les célèbres citations sur le Big Mac, le cochon de Walt Disney, mais aussi toutes les autres en rapport avec la violence des gangs et l'Amérique des années 90. Parmi les répliques les plus connues, bon nombre d'entre elles sont vulgaires et crues, Tarantino n'est pas vraiment adepte des tournures de phrases truffées de sous-entendus.


Le casting de Pulp Fiction rassemble des acteurs de renom, avec une Uma Thurman sulfureuse et plus que convaincante dans son rôle de Mia Wallace, Samuel Lee Jackson, dont la seule présence suffit à donner au film un cachet supplémentaire, Bruce Willis et John Travolta, qui a relancé sa carrière grâce à ce film et dont les pas de twist nous rappelleront le danseur émérite qu'il incarnait dans Grease. Les personnages qu'ils incarnent sont extravagants, leurs dialogues déjàntés et ironiques et leurs relations ambiguës. Chez Tarantino, même la vulgarité et la violence semblent être factices, tellement exagérées qu'elles en sont dédramatisées et prises à la légère.

Pour ma part, c'est un film qui a su me faire sourire, parfois rire, ou encore grimacer lors de scènes un peu plus sanglantes. J'ai compris pourquoi est-ce qu'il FALLAIT à tout prix avoir vu ce film – ne serait-ce que pour comprendre enfin certaines allusions à des scènes ou des répliques – mais il n'est pas pour autant dans ma pile de favoris... Cela dit, pour récompenser sa Palme d'Or à Cannes et saluer sa postérité, Pulp Fiction a droit à quatre étoiles... et vous, vous avez droit à quelques citations en prime :

- Tu sais comment ils appellent un "Quarter Pounder with cheese" à Paris ?
- C'est pas "Quarter Pounder with cheese" ?
- Mon cul ! Ca a pas de sens "quarter pounder" avec leur système métrique.
- Mais alors quoi ?
- Ils disent "Royal Cheese".
- Ah ouais... Royal Cheese. Et un Big Mac ?
- Un Big Mac c'est un Big Mac mais ils disent "le Big Mac".
- "Le Big Mac" ... Ahahahah ! Et comment ils disent les Whoppers ?
- J'en sais rien je ne suis allé dans aucun Burger King.


Excuse-moi, je vais rentrer chez moi faire ma crise cardiaque.

C'est à une demi-heure d'ici. J'y suis dans dix minutes.


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par CollegeBoy