Bélinda

Bélinda

"Elle a les yeux bleus, Bélinda" En fait non, les miens sont bruns.

La boîte à musique des Enfoirés, la bonne action qui donne le sourire !

mardi 17 décembre 2013      La boîte à musique des Enfoirés (Coffret 2 DVD)

L'hiver arrive, et avec lui toutes les émissions que l'on est habitués à regarder bien au chaud sur son canapé : Miss France, les NRJ Music Awards... et les Enfoirés ! Comme beaucoup de Français, je suis à ces occasions là sagement assise devant ma télé, et alors qu'on attend l'édition 2014 des Enfoirés de Coluche, j'en profite pour revisionner celle de 2013, sur le thème de la "boîte à musique".

Enregistré au Palais Omnisports de Paris Bercy, cette 23ème édition a rassemblé pas moins de quarante-et-un artistes sur la même scène. Aux côtés des "têtes d'affiches" comme Jean-Jacques Goldman, Garou, Michèle Laroque, Patrick Bruel ou Mimie Mathy, on retrouve des artistes plus jeunes tels que M. Pokora, Alizée, Mika, Shy'm ou encore Zaz.
C'est toujours un plaisir de retrouver tant de célébrités, pas forcément chanteuses mais toutes talentueuses, en un même spectacle. Sur ce DVD, les artistes reprennent des classiques de la chanson française, mais aussi leurs propres titres, plus ou moins récents (Patrick Bruel a interprété Casser la voix, Bénabar Le Dîner, etc). En parallèle, différents tableaux sont mis en place sur scène, tantôt émouvants, tantôt plus comiques.

L'année passée, le grand tube inédit qui a été diffusé en boucle sur les ondes était Attention au départ, qui met en scène une bonne partie des artistes prenant part au spectacle. Dynamique et pleine de vie, elle donne un bon aperçu de ce qu'a été cette dernière édition des Enfoirés.
L'édition 2014 est imminente et sera cette fois enregistrée à Strasbourg. N'oubliez pas qu'un petit DVD acheté offrira des repas aux plus démunis... l'occasion de se faire plaisir tout en faisant une bonne action !


Dany Boon et Valérie Bonneton forment un duo de choc

dimanche 17 novembre 2013      Volcan

Eyjafjallajökull (j'avoue avoir copié/collé le nom d'après un site Internet, même après l'avoir lu et entendu des centaines de fois, je n'arrive toujours pas à retenir ce nom imprononçable) est une comédie française d'Alexandre Coffre, produite en 2012 et mettant en scène le comique et acteur Dany Boon aux côtés de Valérie Bonneton (Les Petits Mouchoirs).

L'histoire repose sur un fait d'actualité, qui n'est autre que l'éruption du fameux volcan islandais qui a, pendant des semaines entières, perturbé le trafic aérien dans toute l'Europe. Manque de chance, c'est pile à ce moment là qu'a lieu le mariage de la fille d'Alain et Valérie... en Grèce. Se vouant réciproquement une haine tenace, les deux divorcés se résignent à prendre la route ensemble. S'enchaîne une cascade d'évènements plus loufoques les uns que les autres... ce voyage parviendra-t-il à calmer leur animosité ?

Bon, dans le genre "comédie française", on a pu en voir des vertes et des pas mûres. Entre quelques perles (on peut citer 20 ans d'écart en guise d'exemple) s'enchaînent de -trop- nombreux flops. Pourtant, Eyjafjallajökull n'appartient à aucune de ces deux catégories. Explications.
Le casting est plutôt bien choisi : Dany Boon est très convaincant, alors que Valérie Bonneton l'est un peu moins, surjouant certaines scènes, mais ils forment ensemble un duo plutôt convaincant. Les autres acteurs (Denis Ménochet, Bérangère McNeese - qui n'apparaît d'ailleurs qu'à la fin du film) sont secondaires, tant dans l'intrigue que dans les scènes comiques.
Le scénario est plutôt prévisible, pas réellement original, mais on se laisse entraîner dans les péripéties de cet ancien couple amené à traverser l'Europe dans un même but.

Quant au rire, il faut avouer que la plupart des scènes comiques sont celles présentes dans la bande-annonce... Il y en a d'autres certes, mais pas vraiment hilarantes et trop peu à mon goût. On remarquera également certaines incohérences et maladresses, notamment dans les scènes censées se dérouler dans un aéroport de Slovénie, alors que l'on voit en arrière plan des panneaux en néerlandais et des avions de la compagnie KLM...
Mais Eyjafjallajökull n'en reste pas moins un film assez plaisant, agréable à regarder en famille pour détendre l'atmosphère, sans pour autant être le film de l'année.


Collide With The Sky, troisième album des Californiens de Pierce The Veil

jeudi 07 novembre 2013      Collide With The Sky

Pierce The Veil fait partie de ces groupes que l'on n'arrive pas vraiment à ranger dans une case. S'ils se retrouvent souvent avec l'étiquette "post-hardcore", ce dénominatif ne leur correspond pas tout à fait, car ils sont bien plus doux et mélodieux que certains de leurs collègues.
Ce troisième album, paru en 2012, s'inscrit sur la lignée de ses prédécesseurs, avec un son rock mélodique très énergique, la voix claire et envoûtante de Vic Fuentes, des paroles tantôt bouleversantes, tantôt révoltantes, tantôt "trop mignonnes" - il n'y a pas d'autres mots, à l'écoute de certains morceaux j'ai envie de me jeter dans les bras de Vic et de lui faire un câlin tellement il me touche. Bref.


Au niveau musical, Pierce The Veil se situe un peu entre deux mondes : celui du pop-rock-punk, énergique mais encore un peu gentil, et celui du hardcore, bien plus violent. Vic Fuentes et sa bande se démarquent du lot et s'attirent donc un double public.
Le message qu'ils cherchent à passer à travers le chanson est véritablement poignant, un message d'espoir à tous ceux qui pensent être au plus bas. Au niveau instrumental, ils alternent les riffs puissants et les mélodies plus posées, donnant à leur album un juste équilibre.

Parmi les meilleurs titres, il faut impérativement mettre en avant King For A Day, featuring Kellin Quinn, le chanteur du groupe post-hardcore Sleeping With Sirens. Ultra-dynamique, elle ne manquera pas de vous faire sauter sur vos sièges. Les autres morceaux à retenir sont Hell Above, aux intonations un peu plus métal, mais aussi A Match Into Water - surtout pour les paroles - et Hold On Till May, en duo avec Lindsay Tamey, chanteuse du groupe Oh No Fiasco, mon coup de coeur de l'album.
 Mais je n'arrive pas vraiment à départager les titres, tous ont un certain charme, une petite particularité qui les transforme en coup de cœur.
Le dernier invité de cet album est Jason Butler, du groupe Letlive., sur la chanson Tangled In The Great Escape - qui, soit dit en passant, est très bonne aussi. Petit clin d'oeil à I'm Low On Gas And You Need A Jacket, pour son titre d'abord, et aussi parce que encore une fois, il s'agit d'un bon morceau, un tantinet plus doux mais toujours agréable à écouter.

Je pense que ce n'est pas la peine d'en rajouter davantage : vous aurez compris que Collide With The Sky m'a complétement séduite, que je le recommande à tous ceux qui aiment le rock, le punk, le post-hardcore, Pierce The Veil vous apportera sans nul doute une sacrée bouffée d'air frais.
Même s'il ne restera peut-être pas dans les annales de l'Histoire de la musique, ce CD a tourné en boucle dans mon autoradio dès sa sortie... et voilà que je le redécouvre, et que je le ressors de son étui pour passer encore de trèèès longues heures en sa compagnie !




Billie, le dernier Anna Gavalda

lundi 04 novembre 2013      Billie

Franck, il s'appelle Franck parce que sa mère et sa grand-mère adoraient Frank Alamo (Biche, oh ma biche, Da doo ron ron, Allô Maillot 38-37 et tout ça) (si, si, ça existe...) et moi, je m'appelle Billie parce que ma mère était jolie de Michael Jackson (Billie Jean is not my lover / She's just a girl etc.). Autant dire qu'on ne partait pas avec les mêmes marraines dans la vie et qu'on n'était pas programmés pour se fréquenter un jour...

Non seulement Franck et Billie n'étaient pas programmés pour fredonner les mêmes refrains, mais en plus, ils avaient tout ce qu'il faut en magasin pour se farcir une bonne grosse vie de merde bien ficelée dans la misère - misère physique, misère morale et misère intellectuelle. Vraiment tout. Et puis voilà qu'un beau jour (leur premier), ils se rencontrent.
Ils se rencontrent grâce à la pièce On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset. Billie a été tirée au sort pour jouer Camille et Franck, Perdican.


Comment ne pas tomber sous le charme de ce petit ânon gambadant dans un champ de pissenlit ? Avec pour seul titre "Billie", simple, attirant, mystérieux, diablement efficace. Ni une, ni deux, j'avais ce petit livre entre les mains, sans me faire avoir par une promo outrageuse ou quoi que ce soit (déjà que je n'ai jamais été une grande fan d'Anna Gavalda, ce n'est certainement pas l'auteur qui m'a donné envie de lire ce petit bouquin).
Ca commence sur les chapeaux de roues, j'avoue que j'ai été un peu déstabilisée par les premières pages (Gavalda, vous êtes sûrs ? Elle a pris des cours chez E.L. James?).

Billie et Franck, les deux personnages principaux, sont en quelque sorte des "vilains petits canards" aux yeux de ceux qui les entourent. Mais réunis par la pièce de Musset, On ne badine pas avec l'amour, ils réalisent qu'ensemble, ils sont capables de s'entraider, de se relever et d'être plus forts.
Billie a hérité de ce nom peu répandu parce que sa mère était fan du Roi de la pop, Michael Jackson. Ce que je ne peux que trop bien comprendre, m'appelant moi-même Bélinda... (Cloclo, vous l'aurez compris).

Le principe est mignon, le livre est court, les pages se tournent facilement et rapidement, c'est plutôt plaisant. Mais bon. L'histoire est d'un goût qui laisse un peu à désirer, les héros sont trop conventionnels, les gros mots sont partout (ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose en soi, c'est juste qu'ici, ça fait "too much").
Alors si vous êtes curieux et que vous avez une soirée à tuer, allez-y. Sinon, vous risquez - comme de nombreux autres lecteurs - de trouver le dernier roman d'Anna Gavalda "affligeant", "vulgaire" ou j'en passe des meilleures.

A mes yeux, ce petit livre mérite tout de même la moyenne (peut-être même un tout petit peu plus), parce que j'avoue qu'il m'est arrivé de sourire, de m'indigner, bref, de ressentir quelque chose face à l'histoire. Et puis, il y a cette fameuse couverture...