Anne-Cécile W.

Anne-Cécile W.

24 ans, toujours en mouvement ! Friande des classiques autant que de l'actu, passionnée de voyages :-)

Vous êtes plutôt Paris ou New York ? Le livre qui vous fait voyager en images

samedi 28 décembre 2013      Paris vs New York

Pour les fêtes de fin d'année, nombreux sont ceux qui ne savent pas trop quoi acheter à leurs parents, leurs oncles ou leurs cousins. Souvent, on opte pour un "cadeau bateau", et pour ma part j'ai toujours été noyée sous les livres pendant les fêtes. Il faut dire aussi que les livres sont souvent choisis au petit bonheur la chance, sans toujours tenir compte des goûts du receveur.
Mais cette année, j'ai été particulièrement comblée en découvrant sous mon sapin "Paris vs New York". J'aime voyager, j'aime découvrir de nouvelles cultures et de nouveaux paysages, rien que le titre me semblait déjà être un bon signe. Et j'ai eu un véritable coup de coeur pour ce livre !

D'assez grand format, il reste pratique et plaisant à feuilleter. Contrairement à de nombreux livres de voyage ou traitant l'une ou l'autre ville, celui-ci ne contient pas de photos, mais des illustrations assez simplifiées de décors, objets du quotidien, etc. Et ça fait son effet ! Le livre est le support d'une comparaison, semblable à un "concours" entre les deux villes. Le Pont des Arts est mis à côté du Brooklyn Bridge, le bobo comparé au hipster, le macaron au cupcake,...
Très coloré, j'ai adoré le côté graphique "bien ordonné" de ce livre. Il reste assez simple, c'est sûr, il ne faut pas s'attendre à de longues descriptions comparatives, mais j'estime personnellement que les images parlent suffisamment par elles-mêmes. Voici deux exemples :





Au final, on n'arrive pas vraiment à trancher : Paris ou New York ? Les deux villes ont des attraits qui leur sont propres, les deux sont attirantes, on préfère parfois la décadence américaine, parfois le chic français, on rit quelque fois de l'absurdité de certaines comparaisons, mais je n'ai pas réussi à faire mon choix.
Paris vs New York est un livre parfait pour offrir : on ne risque pas de tomber sur un roman fastidieux ou un énième guide pratique, on joue ici sur l'originalité et l'humour. Une valeur sûre !

Marie d'en haut, le premier roman d'Agnès Ledig qui vous met du baume au coeur

vendredi 29 novembre 2013      Marie d'en haut

D'un côté, nous avons Olivier. Il est lieutenant de gendarmerie et se retrouve muté en Ariège. L'homme est seul, triste, austère, éprouvé par la vie.
De l'autre, nous avons Marie, agricultrice de montagne qui élève seule sa fille Suzie et essaye d'oublier ses blessures passées. Pour la soutenir, elle peut compter sur son voisin Antoine, lui aussi victime de la méchanceté des hommes.
Les chemins de ces trois personnages très différents aux caractères bien trempés vont se croiser, et ça va faire des étincelles !

Marie d'en haut a remporté le Prix des lectrices du Grand Prix Femme Actuelle en 2011, propulsant son auteur Agnès Ledig (sage-femme alsacienne) directement au sommet - alors qu'elle signe là son premier roman. Acclamé par la critique, il semble avoir conquis un public très large : autant des femmes que des hommes, des jeunes adultes comme des seniors.

Il est vrai que ce roman est très émouvant et vraiment plaisant à lire. Les personnages sont crédibles et réalistes, on s'attache à eux comme si on les connaissait vraiment. A travers les aventures du trio, Ledig mêle amour, chagrins et humour avec brio. Sa plume est légère et va droit au but, sans user de formules superflues : le roman est vrai, authentique, et touche par sa simplicité.
Alors certes, on passe un bon moment en compagnie de ce livre, mais il faut avouer que d'un autre côté, il ne fait pas vraiment partie de ces romans qui nous marquent profondément et restent ancrés en nous. La preuve, c'est que je l'ai lu la semaine dernière et que j'ai déjà un peu du mal à restituer les événements...

Mais Marie d'en haut reste un roman agréable qui séduira un large public, et Agnès Ledig est un auteur à suivre : son deuxième ouvrage, Juste avant le bonheur, est un vrai régal - sans doute encore plus poignant que ce premier livre. D'ailleurs, celui-ci a remporté le Prix Maison de la Presse, Ledig semble s'être abonnée aux récompenses !

- Marie, elle m'a révélé le monde, tel que j'aurais toujours dû le voir. Même son sale caractère, j'y tiens. "

Humaine, la bit-lit à contre courant par Rebecca Maizel

lundi 28 octobre 2013      Humaine

Je te libère...
Je te libère, Lenah Beaudonte.
Garde espoir et sois libre...

Ce sont les derniers mots dont je me souviens. Avant eux, J'étais la vampire la plus belle et la plus cruelle de tous les temps. Maintenant, je suis une jeune fille de seize ans, je veux sentir le soleil sur ma peau et ce que c'est qu'être amoureuse. Je veux savoir ce que ça fait de redevenir humaine.

Encore une saga littéraire axée sur les vampires, certes. On pourrait croire que le sujet est épuisé, qu'il n'y a plus aucune histoire à raconter, mais Rebecca Maizel prouve ici que c'est faux. Lenah est un vampire. Ou plutôt, elle en était un. Elle vient de sortir d'un sommeil de près de cent ans et ne sait rien du 21ème siècle (sachant qu'elle-même est née au courant du 15ème). Du haut de ses 16 ans, elle doit tout apprendre, tout redécouvrir, et veut plus que tout connaître l'amour.

Le processus d'adaptation à la vie contemporaine est long et assez humoristique pour le lecteur. On assiste aux premiers pas de Lenah dans la société électronique que nous connaissons par coeur, on la voit s'émerveiller pour ce qui nous semble être un rien. Chaque instant la rend un peu plus humaine, il est très intéressant de la voir évoluer au fil des pages, mais aussi de voir comment elle parviendra à se faire des amis et à ressentir ses tout premiers papillons dans le ventre.
Alternant récit "présent" et flash-backs, le lecteur fait la connaissance de Tony, Justin et Rhode, qui sont tous plutôt attachants, mais également des personnages qui appartiennent au passé de vampire de Lenah : Vicken, Heath, Song et Gavin (les quatre vampires qu'elle a transformés).

Après un début un peu plus calme, posé, où l'on prend le temps de faire la connaissance des personnages et du contexte, la deuxième partie du roman est plus rythmée, le suspense se fait plus palpable.

Ca fait vraiment du bien de lire un roman qui sort de l'ordinaire, où tout est original (dans la mesure du possible), avec une héroïne forte et fragile à la fois, une histoire d'amour moins mielleuse qu'à l'accoutumée... Les fans du genre risquent d'être comblés !

Panic! At The Disco perd de son identité avec son -néanmoins très bon- nouvel opus.

samedi 19 octobre 2013      Too Weird To Live, Too Rare To Die!

Retour sur mes années lycée, au cours desquelles Panic! at the Disco comptait parmi mes groupes préférés. J'avoue les avoir un peu snobbés depuis leur séparation (Ryan Ross, l'ancien guitariste, était mon membre préféré et je n'imaginais pas le groupe exister sans lui), mais je me suis à nouveau penchée sur cet album tout neuf, pour voir ce que ça donnait.

Le nom du CD, Too Weird To Live, Too Rare To Die! me plaisait déjà : c'était un nom 100% P!ATD, groupe adepte des titres à rallonge presque aussi longs que leurs chansons. En voyant la tracklist, j'ai remarqué que cette particularité n'apparaissait plus que sur le nom de l'album, les titres des chansons étant tous assez courts.

Première écoute, premières impressions :

Que les choses soient claires : j'aime bien l'album, et je trouve qu'il correspondait bien à l'étiquette musicale du groupe, qui évolue tout en conservant son identité d'origine. Mais je trouve que l'évolution n'est pas à leur avantage pour cette fois. Chanson après chanson, je réalise que je n'entends pas vraiment du Panic! At The Disco, mais plutôt un groupe qui tente de ressembler à Fall Out Boy (les "mentors" de P!ATD, dont ils assurent la première partie de leur dernière tournée). Ca me dérange un peu plus, même si j'adore Fall Out Boy tout autant.

Parmi mes titres favoris, je citerai Miss Jackson (incontestablement le morceau le plus "commercial" de l'album, qui pourrait parfaitement passer pour du Fall Out Boy, mais j'aime bien) et Casual Affair.
The End of All Things, la dernière chanson de l'album, est la traditionnelle "clôture" que l'on trouve sur quasiment tous les albums du groupe, une sorte de ballade mélancolique aux accents old school, qui ne m'a jamais trop plu c'est vrai, MAIS c'est la marque de fabrique du groupe, donc bon point pour eux (enfin, on pourrait discuter le fait que les habitudes ne sont pas toutes bonnes à garder mais soit).

La voix de Brendon Urie n'a pas changé et est toujours aussi plaisante à écouter. Les parties instrumentales ont tendance à virer plus pop que folk, tout en restant de qualité. Quant aux paroles, elles restent plutôt fidèles à l'esprit de Panic! At The Disco : entre histoires tragiques, notes sarcastiques et lettres ouvertes à certains types d'individus.

Je recommande à tous les anciens fans du groupe de jeter une oreille (ou les deux) à ce nouvel opus. Je pense que s'ils se débrouillent bien, P!ATD pourront bientôt prétendre à un public bien plus large que celui des précédents albums... Même si pour cela, ils ont du faire le sacrifice de la personnalité atypique et se fondre un peu plus dans la masse.


Lee Daniels fait pleurer Obama avec son film 'Le Majordome'

mardi 08 octobre 2013      Le majordome

Cecil a grandi en tant qu'esclave dans un champ de coton en Géorgie, aux côtés de ses parents qui travaillaient pour le compte d'agriculteurs blancs. Son père se fait tuer sous ses yeux et sa mère perd la raison, laissant le jeune garçon presque orphelin. Il accède alors au poste de « nègre d'intérieur » pour cette même famille, qu'il ne quittera qu'une fois qu'il sera suffisamment âgé pour trouver du travail par lui-même.
S'ensuit alors une pénible quête dans les rues d'une Amérique raciste et sans pitié. Cecil réussit malgré tout à décrocher un premier travail dans un hôtel familial de taille moyenne, avant de se voir muté à Washington, dans un hôtel bien plus prestigieux au sein duquel il rencontrera sa femme, Gloria. C'est au sein de ce même établissement qu'il sera repéré par nul autre que le responsable du personnel de la Maison Blanche, qui l'embauchera dès le lendemain.

Le spectateur assiste à la montée en grade de ce travailleur noir, qui intègre ce lieu hautement protégé où chaque geste est observé, et qui verra en parallèle de cela sa vie personnelle battre de l'aile. On découvre parfois avec stupeur et effroi les conflits internes de l'Amérique ségrégationniste à travers ce récit largement inspiré de l'histoire d'Eugène Allen.
 Tout au long de ces trente ans de service au sein de la Maison Blanche, Cecil voit défiler pas moins de sept Présidents. Alors que les représentants du pouvoir se succèdent, Cecil s'éloigne inconsciemment de Gloria, leurs enfants grandissent et développent chacun leur propre opinion politique, l'un d'eux s'opposant même aux principes de son père.


Ce n'est pas un hasard si ce film a tant fait parler de lui. Rien que le casting est impressionnant : Forest Whitaker, qui interprète le rôle principal, est troublant de crédibilité, au point que l'on en oublie parfois qu'il ne s'agit « que » d'un film. Oprah Winfrey, qui tient le rôle de sa femme Gloria, nous fait découvrir une autre facette de sa personnalité – au même titre que Mariah Carey, qui adopte le petit rôle de la mère de Cecil et n'apparaît que dans les premières minutes du film, mais faisant complètement oublier son statut de diva. Les stars Lenny Kravitz, Robin Williams, Jane Fonda et Alan Rickman (le redoutable interprète du professeur Rogue dans la saga Harry Potter) viennent compléter le tableau.

À côté de cela (car le casting ne fait pas tout, c'est bien connu), la prestation est de qualité, le scénario est à la fois entraînant et émouvant, le rythme est parfaitement dosé pour que le spectateur n'ait pas le temps de s'ennuyer de certaines longueurs.
Il est bouleversant de se voir rappeler certains événements datant parfois d'avant notre naissance (les premières scènes du film ont lieu en 1926), trop rarement abordés dans les programmes d'Histoire, (re)découvrir les combats passés sous silence de certains hommes politiques, lever le voile sur les personnages de l'ombre qui ont eux aussi marqué l'Histoire des États-Unis.

Lee Daniels peut se vanter d'avoir réalisé un chef-d’œuvre ayant fait pleurer Obama (dont il est d'ailleurs question à la fin du film). Jonglant habilement entre le film engagé et la comédie dramatique, il parvient à conférer au Majordome un côté intimiste qui saura séduire un large public.

Si vous n'aviez pas encore trouvé LE film à voir en 2013, Le Majordome est votre réponse !