Thomas P

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un peu lecteur, amateur de bons sons, cinéphile à temps partiel et dévoreur de séries...

  Strasbourg

Very bad trip 3: Les gueules de bois, c'est fini!

mercredi 24 juillet 2013      Very bad trip 3

Après avoir éclaté de rire pour le premier, esquissé quelques sourires pour le deuxième, ce troisième et dernier volet de la saga Very Bad Trip, sorti le 29 mai 2013 au cinéma, était attendu au tournant. Les deux premières aventures de Phil (Bradley Cooper), Stu (Ed Helms), Doug (Justin Bartha) et Alan (Zach Galifianakis) ont connu un grand succès grâce à leurs gueules de bois légendaires et les véritables jeux de piste pour se remémorer leurs nuits de folie. Pour Very Bad Trip 3, le concept est un peu différent et l'histoire beaucoup plus linéaire. En effet, deux ans ont passé depuis le mariage de Stu. Phil, Stu et Doug mènent désormais une vie tranquille, loin des tracas de Las Vegas et Bangkok. Leslie Chow est sous les verrous d'une prison thaïlandaise. Seul Alan n'est toujours pas stable, marqué notamment par la mort de son père. Alors qu'il arrête de prendre ses médicaments, ses amis décide de l'emmener dans un établissement spécialisé. C'est le moment que choisit un caïd pour kidnapper Doug, puis d'exiger en rançon Chow, qui s'est tout juste échappé de sa prison...



Pour être clair, l'intérêt principal de ce Very Bad Trip 3 est d'offrir une conclusion acceptable à la saga. Le scénario est un peu plus travaillé que les deux films précédents mais on retrouve tout de suite l'humour et les personnages qui ont fait le succès de la saga.
L'histoire est donc cette fois-ci centrée sur Alan et Chow, deux personnages instables psychologiquement mais terriblement attachants. Le premier est toujours aussi immature malgré ses 40 ans, tandis que le deuxième est toujours aussi fou et accro à la cocaïne et l'alcool. Grâce à son incontournable excentricité, Zach Galifianakis est particulièrement excellent. Les personnages incarnés par Bradley Cooper et Ed Helms sont, quant à eux, en retrait, quasiment relégués en personnages secondaires. Il aurait pu être intéressant de les voir un peu plus à l'écran avant de boucler la saga.
Le film multiplie cependant les clins d'oeil aux précédents épisodes et l'on retrouve presque tous les personnages croisés par nos quatre compères au cours de leurs aventures à Vegas et Bangkok, plutôt sympa !
Une fois de plus, un des moments forts du film reste la scène post-générique, qui est selon moi la meilleure des trois mais je ne veux pas trop vous en dévoiler...

La saga Very Bad Trip c'est fini, et ce troisième et dernier volet est plutôt plaisant. Le genre, parfois plus proche du film d'action que de la comédie pure, risque de décevoir les amateurs de gueules de bois et de soirées alcoolisées mais Very Bad Trip 3 conclut la saga de façon réussie.


Jay-Z est de retour avec Magna Carta... Holy Grail

vendredi 12 juillet 2013      Magna Carta... Holy Grail [Explicit] [+digital booklet]

Lorsque Jay-Z sort un album, il ne fait pas les choses à moitié. Que ce soit en solo ou avec son compère Kanye West, il met toujours les bouchées doubles, notamment au niveau marketing. Et Magna Carta... Holy Grail ne déroge pas à la règle puisque le rappeur de 43 ans a une fois de plus lancé un concept original en signant un partenariat avec Samsung afin de permettre à un million de détenteurs de smartphones de télécharger gratuitement l'album en avant-première. Mais revenons-en à la musique, deux ans après la sortie du très bon Watch The Throne avec Kanye West et quatre ans après le plus mitigé The Blueprint 3, ce douzième album solo marque le retour de Shawn Carter aux affaires...

Magna Carta... Holy Grail commence avec le morceau éponyme de l'album Holy Grail, en featuring avec Justin Timberlake (qui a récemment sorti son The 20/20 Experience). Grâce à son beat rythmé et la douce voix de JT, ce premier single est un hit assuré et lance parfaitement l'album.
Les thèmes abordés par Jay-Z sont variés et fidèles à sa personnalité, il parle de sa réussite et de la célébrité notamment dans F.U.T.W et F*ckwithmeyouknowigotit (en featuring avec Rick Ross) afin de rappeler, une fois de plus, qu'il est bien le numéro 1. Le rappeur évoque également les difficultés rencontrées lors de sa jeunesse qui ont fait de lui ce qu'il est aujourd'hui sur les très bon Crown et La Familia. On découvre également une nouvelle facette du rappeur, qui raconte ses doutes et craintes en tant que nouveau père de famille sur le titre Jay Z Blue, un moment fort de l'album !
Dans l'excellent Picasso Baby, il aborde les thèmes de l'art et de la luxure, thèmes rarement (jamais?) abordés dans le monde du rap, mais Jay-Z est un homme de goût et il veut le montrer.
C'est le cas également sur Tom Ford, morceau axé sur la mode et à la gloire de l'homme qui fût longtemps directeur artistique chez Gucci, qui a d'ailleurs avoué être très flatté d'avoir une chanson à son nom. Du coté des collaborations, on retrouve en plus de Justin Timberlake et Rick Ross, bien sûr Beyonce pour un duo un peu décevant quand on connaît le talent des deux artistes. En revanche, Oceans, en duo avec Frank Ocean est totalement réussi et plein d'émotions. Sur le morceau BBC, Nas se joint à Jay-Z pour un morceau funky mais pas non plus transcendant, dommage.

En résumé, Jay-Z nous livre un album d'une grande qualité et réussit une fois de plus à se renouveler, preuve qu'il maîtrise son art à la perfection. Comme il l'a dit lui-même, Magna Carta... Holy Grail n'est pas son meilleur album (oui le Monsieur se permet ce genre de fantaisie en pleine promo!) mais il n'en est cependant pas très loin... Un must-have de 2013 pour tout fan de rap qui se respecte.


Watching Movies With The Sound Off: Le rappeur de Pittsburgh est de retour

vendredi 28 juin 2013      Watching Movies With The Sound Off (Deluxe Edition) [Explicit]

Avec son deuxième album Watching Movies With The Sound Off, Mac Miller est de retour sur le devant de la scène moins de deux ans après le succès de Blue Side Park. Le titre de cet album de la confirmation provient d'une habitude qu'a le rappeur, de laisser tourner des films sans le son en arrière-plan lorsqu'il enregistre en studio, plutôt original. Original aussi cette pochette le représentant nu assis à une table avec le seul logo « Parental Advisory » pour cacher ses bijoux de famille. Mac Miller joue à fond le cliché du rappeur blanc provoc' mais avec ce WMWTSO le rappeur originaire de Pittsburgh a d'autres cordes à son arc...


L'album se compose de 16 morceaux (19 pour ceux qui bénéficient de la version deluxe) et contient de nombreux featurings : Earl Sweatshirt et Tyler the Creator d'Odd Future, Action Bronson et Schoolboy Q entre autres, autrement dit ce qu'il se fait de mieux en ce moment sur la scène hip-hop américaine.

Le premier morceau The Room Star donne directement le ton pour le reste de l'album. Mac Miller n'a jamais eu peur d'être introspectif et il n'hésite pas à partager avec ses fans tout ce qu'il traverse depuis la célébrité. I Am Who Am, Remember et Someone Like You sont de la même trempe, le rappeur se confie et partage ses pensées. Objects In The Mirror, produit par Pharrell, est un morceau très « Neptuniens » avec un refrain entêtant et plutôt réussi. Le premier single de l'album, S.D.S, est un morceau planant à souhait dans un style « psychédilique » qu'affectionne le rappeur. Matches en featuring avec Ab-Soul et Gees avec Schoolboy Q apportent une touche de fraîcheur et sont également excellents. On regrettera leur courte durée car ils sont vraiment de qualité. Red Dot Music est également très bon et le refrain d'Action Bronson nous renvoie tout droit au milieu des années 90. Seul petit bémol, sur la fin de l'album certains titres sont plus décevants et ne valent pas forcément le détour à moins que vous les écoutiez à des fins soporifiques. Je pense notamment à Remember, Aquarium et Youforia, qui laissent un petit goût d'inachevé, une fois les 16 pistes passées en revue.
Heureusement les bonus tracks Goosebumpz et O.K (en featuring avec Tyler The Creator) nous réveillent en sursaut et nous font bouger la tête machinalement pour conclure cet édition deluxe.

Depuis la sortie de Blue Side Park, le rappeur de Pittsburgh a mûri et Watching Movies With The Sound Off est un album plus mature et surtout plus diversifié que le premier. Pour cet album, Mac Miller a pris des risques alors forcément il y a un peu de déchets mais il est difficile de lui en vouloir tant certains morceaux sont marquants et réussis.


Commentaire

mardi 02 juillet 2013      1 Commentaire      Vh1 Storytellers [Blu-ray]
Je viens de le regarder! L'écouter et la voir en live apporte vraiment un truc en plus par rapport à un album studio "classique". Elle donne beaucoup sur scène!

Commentaire

vendredi 28 juin 2013      1 Commentaire      Intouchables - Edition simple (César 2012 du Meilleur Acteur pour ...
un chef d'oeuvre tout simplement !