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Inconditionnelle des livres...

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Take Me Home, et de deux pour One Direction !

samedi 28 septembre 2013      Take Me Home

Comment passer à côté de ces cinq jeunes qui font hurler les adolescentes sur toute la planète ? Les membres de One Direction se sont rencontrés alors qu'ils participaient tous à l'émission X-Factor en Grande-Bretagne en 2010. C'est la jurée Nicole Scherzinger (Puusycat Dolls) qui leur suggère en premier lieu de former un groupe. Très vite, ces jeunes et leurs bouilles d'anges ont su séduire des millions d'adolescentes autour du monde.

En novembre 2012, ils sortent Take Me Home, leur second album studio, à peine un an après leur album de début. Le CD a été enregistré en Suède, le pays des meubles en kit... à croire que les Suédois sont friands du travail « vite fait bien fait ».
Les thèmes abordés dans ce second opus rejoignent ceux des premiers tubes : l'amour à sens unique, l'amour naissant, avec un mot d'ordre récurrent, « profiter de sa jeunesse ». Avec toujours des paroles mignonnes, un peu touchantes, et une juste dose d'humour – notamment visible dans les clips vidéos des jeunes anglophones.
Les mélodies aussi ressemblent à celles qu'on avait pu entendre sur leur précédent album. Rien de très recherché, mais une rythmique efficace et motivante, qui ne manquera pas de donner envie de danser.

Chacune des chansons a un refrain redondant, entraînant qui nous reste en tête, et l'album est littéralement bourré de dynamite. Impossible de rester de marbre en l'écoutant, la bonne humeur prendra toujours le dessus et on ne pourra pas s'empêcher de danser – même sans s'en rendre compte – au rythme de chansons comme Live While We're Young ou Kiss you, deux des extraits de l'album.
La ballade Little Things est elle aussi très réussie, sans le moindre artifice. D'autres titres passeront plus inaperçus (Over Again, Summer Love), sans être déplaisants pour autant.

Qu'on les aime ou non, nous avons tous déjà entendu parler d'Harry, Zayn, Liam, Louis et Niall, de leurs nouvelles coupes de cheveux, de leurs tatouages, de leurs fiancées... Impossible de les rater, à moins de s'être perdu quelque part au fin fond d'une grotte.
En seulement deux ans, ils ont réussi à rivaliser Justin Bieber, autant dans les cœurs des fans que dans les charts internationaux (l'Américain a beau enchaîner les tubes en collaboration avec d'autres stars, il ne semble plus avoir tant d'avance sur les cinq Britanniques).

Peut-être que leur musique n'a rien de révolutionnaire, peut-être qu'ils ne se foulent pas vraiment pour écrire les textes de leurs chansons, mais il faut reconnaître que One Direction renvoie l'image d'un groupe soudé et particulièrement attachant. Leurs clips aux ambiances loufoques et délurées – à prendre au second degré, bien évidemment – sont diffusés en boucle sur les chaînes musicales et parviendront à décrocher un sourire aux plus sceptiques.

Pour vous donner un petit aperçu, voilà deux clips pour le prix d'un, Live While We're Young et Kiss You, tous deux extraits de leur deuxième album Take Me Home :


Rosa candida ne fait visiblement pas l'unanimité..

mercredi 25 septembre 2013      Rosa candida

La première particularité de ce livre réside dans sa couverture aux motifs géographiques et aux couleurs dignes des années 50. Le titre du roman et surtout le nom de l'auteur sont tout autant atypique : Rosa Candida, par Audur Ava Olafsdottir (avec en supplément des trémas qui n'existent pas sur nos claviers occidentaux classiques). Ce livre a déjà rencontré un franc succès à l'internationale, révélant son auteure islandaise au grand public.

Arnljotur a vingt-deux ans et décide de mener à bien les projets qu'il a pour son avenir. Pour cela, il doit partir de la maison familiale et laisser son père de soixante-dix-sept ans et son frère jumeau, Josef, autiste. Passionné d'horticulture comme sa mère, morte dans un accident de voiture, il quitte les terres volcaniques de l'Islande pour le continent, où il espère trouver une place en tant que jardinier et cultiver sa rare variété de rose à huit pétales, la Rosa Candida.
Le voyage est long, assez éprouvant pour quelqu'un qui n'a jamais pris l'avion. Les premières expériences d'Arnljotur ne seront pas forcément concluantes, mais le jeune homme parviendra à se faire une place au sein d'un monastère.

Rosa Candida commence plutôt bien : la plume de l'auteur et légère et facile à lire, les chapitres sont courts, ce qui permet d'avancer rapidement dans la lecture sans même s'en rendre compte. Mais pour ma part, le personnage principal m'a rapidement agacée, au point de ne même plus avoir envie de savoir quelles seraient ses prochaines aventures.
Tout semble un peu tiré par les cheveux et caricatural : surdoué, bachelier à 16 ans, dernier interlocuteur de sa défunte mère, il est aussi père d'une fillette (la faute à une histoire sans lendemain, un « accident de préservatif » comme c'est si joliment écrit dans le roman) et obsédé par ses roses au point de ne plus s'intéresser aux vies humaines qui l'entourent.
J'ai eu beaucoup de mal à venir à bout de cette lecture, malgré le talent indéniable de l'auteur. Il faut aussi reconnaître que la fin est touchante, même si elle devient plus ou moins prévisible au cours de l'histoire.

J'ai pu constater que ce roman avait connu un grand succès, en France comme dans les autres pays européens. Rosa Candida fait peut-être partie de ces livres dont on se souvient, mais pour ma part, il ne m'a pas réellement convaincue.

Cher John, bouleversante adaptation du roman de Nicholas Sparks

dimanche 08 septembre 2013      Cher John

Parmi les auteurs les plus populaires du grand public, on retrouve bien évidemment l'anglophone Nicholas Sparks. Mais cet écrivain n'est pas seulement connu pour ses dix-sept livres, dont on dit bien souvent qu'ils « se ressemblent tous » (similitudes des personnages principaux, romances complexes et, généralement, une fin pas des plus heureuses...). Sur ces dix-sept romans, neuf ont été adaptés au cinéma : en 2010, ce fut donc le tour de Cher John de se voir projeté sur grand écran.

Ayant lu plusieurs romans de Nicholas Sparks, j'appréciais la douceur de ses personnages et la puissance de leurs amours difficiles, mais je commençais aussi à me lasser de voir toujours un scénario similaire se répéter. Cher John (Dear John dans sa version originale) est la première adaptation cinématographique que je me décide à voir. N'ayant pas lu le livre dont il est tiré, je ne pouvais en revanche pas juger si le film reste fidèle au roman de base.

Mais dans sa globalité, Cher John fut une excellente surprise – non sans larmes, il faut le préciser. En premier lieu, les deux acteurs correspondent parfaitement au stéréotype « personnage tiré d'un roman de Nicholas Sparks ». Ils sont beaux certes, mais naturels, vulnérables, et ont des configurations de vie ou des passés pas forcément compatibles.
Savannah est incarnée par Amanda Seyfried (Le Chaperon Rouge, Mamma Mia !, Lolita malgré moi) et c'est Channing Tatum (Sexy Dance, Magic Mike) qui tient le rôle du fameux John : l'alchimie entre les deux acteurs est frappante, tellement qu'on n'en oublie que Cher John n'est « qu'un » film.

Savannah rencontre le surfer John sur les plages de Charleston, alors que celui-ci vient de repêcher son sac à main tombé dans l'océan. Le courant passe aussitôt et les deux jeunes gens passent du temps ensemble, jusqu'à ce qu'ils tombent amoureux l'un de l'autre. Mais John est un soldat, sa période de permission touche à sa fin et il doit repartir ; de son côté, Savannah poursuit ses études à l'université. Seulement deux semaines se sont écoulées depuis leur première rencontre, mais les deux tourtereaux décident de poursuivre leur histoire, qui continuera donc sous la forme d'une relation épistolaire. Alors que leur amour grandit, Savannah s'inquiète de plus en plus pour la sécurité de son bien-aimé, qui décide de prolonger son contrat dans l'armée suite aux attentats du 11 septembre 2001...

Pour être honnête, je m'étais fait ma propre idée de la chute du film – que j'imaginais tragique, évidemment – mais je ne pouvais pas m'empêcher d'espérer, de pleurer, de sentir mon cœur battre plus vite sous le suspense. À ma grande surprise d'ailleurs, l'issue de cette romance n'est pas celle que j'avais pu m'imaginer, les rebondissements sont souvent inattendus et toujours émouvants.

Un indéniable must-see pour tous les amateurs de romances à tendances dramatiques, ce film réalisé par Lasse Hällstrom ne manquera pas de vous faire verser une petite larme... tout en vous remémorant à quel point il est important de toujours faire savoir à vos proches à quel point vous les aimez.


Tu m'as fait une promesse et je sais que tu la tiendras. Alors je veux juste que tu m'en fasses une autre pour le temps que nous ne passerons pas ensemble. Raconte moi tout, écris tout John, griffonne le sur un calepin, tape le à la machine, envoie le moi par courriel, peu importe mais je veux tout savoir. Et de cette façon, nous serons toujours ensemble même si nous sommes loin l'un de l'autre. Et avant même de le réaliser, nous nous reverrons bientôt. »




Les Hauts de Hurle-Vent, un grand classique de la littérature anglaise par Emily Brontë

jeudi 18 juillet 2013      Les Hauts de Hurle-Vent

Ce titre doit vous être familier à tous, le nom de l'auteur aussi. À moi aussi, pendant longtemps, j'arrivais à les associer l'un à l'autre sans pour autant connaître quoi que ce soit concernant l'histoire ou les personnages. Quand je me suis enfin décidée à ouvrir – et à lire – ce livre... une chose est sûre, c'est que je ne m'attendais absolument pas à ça !

Le jeune Heathcliff a été abandonné et croise la route de Mr. Earnshaw, alors en plein voyage, qui décide de le ramener chez lui, au domaine de Wuthering Heights. Malgré les réactions explosives des deux enfants Earnshaw, Hindley et Catherine, la famille décide quand même d'adopter le jeune Heathcliff, qui parviendra tout de même à s'attirer l'affection de celle qui est devenue sa sœur. Mais à la mort du père, l'enfant adopté se verra assigner le rôle de domestique, vivant un véritable enfer à cause de Hindley, qui s'acharne à le rejeter et le dénigrer. Mais malgré leurs différences sociales et d'éducation, Catherine et Heathcliff vont bâtir une relation fusionnelle, passionnée, qui ne sera d'ailleurs pas toujours bien vue par les regards extérieurs. Les trois enfants grandissent ensemble, tourmentés par leurs sentiments opposés. Hindley finit par se marier et avoir un fils, laissant son amertume envers Heathcliff de côté, mais celle-ci revient en force lorsque sa femme décède quelques mois plus tard. Catherine décide de se marier à Edgar Linton, un riche héritier, et tentera par là de sauver Heathcliff de la folie destructrice de son frère. Mais Heathcliff est bien décidé à se venger lui-même de ceux qui l'ont empêché de vivre sa passion avec Catherine : Hindley et Edgar, le mari de celle-ci. Plus encore, ce sont les descendances des deux hommes qu'il souhaite anéantir, cette soif de vengeance va l'aveugler au point de supplanter son amour pour Catherine.

Quand j'ai commencé à lire Les Hauts de Hurlevent (ou Hurle-Vent, ça diffère d'un site à l'autre, d'une couverture à l'autre), je ne m'attendais certainement pas à ce que le roman soit aussi sombre, aussi tragique. J'ai été chamboulée par l'histoire tumultueuse d'Heathcliff et ses relations difficiles avec les autres personnages, ressentant chaque instant de tristesse comme si je le vivais réellement. Je n'ai en revanche pas réussi à m'attacher plus que cela aux personnages du roman, même si je les appréciais, certains m'énervaient, d'autres me faisaient plus pitié, d'autres me faisaient carrément rager (Hindley). Tous sont très complexes et ont un caractère bien à eux, on ne perd pas de temps avec des personnalités fades ou trop lisses. L'écriture est fluide, mais l'histoire et les relations entre les personnages sont si alambiquées que cela ralentit souvent la lecture. D'après les critiques que j'ai pu lire, beaucoup ont abandonné en cours de route – pas moi. Il m'en faut plus, quand même. Et puis la folie du personnage principal m'intriguait autant qu'elle m'effrayait, il fallait que je sache jusqu'où il serait capable d'aller, quelles seraient ses limites.

Pour moi qui ne connaissait rien de la littérature des sœurs Brontë (mis à part les titres de leurs romans les plus connus), je ne suis pas déçue de cette première incursion dans la crème des classiques anglais. Peut-être pas ma littérature préférée certes (parce que quand même trop « prise de tête »), mais que je ne peux que recommander. Ne faites pas comme moi, arrêtez de passer à côté d'incontournables pareils.


Une citation de Catherine, à propos d'Heathcliff :
Les autres ne tendaient qu'à satisfaire mes caprices et ceux d'Edgar aussi. Mes grandes souffrances en ce monde ont été les souffrances de Heathcliff ; je les ai observées et ressenties toutes dès leur naissance. Ma raison de vivre, c'est lui. Si tout le reste venait à périr et que lui survive, je continuerais d'exister ; mais si tout demeurait et que lui périsse, l'univers me deviendrait totalement étranger : je n'en ferais plus partie. Nelly, Je suis Heathcliff ! Il m'est toujours, toujours présent à l'esprit ; non comme un être agréable, pas plus que je ne suis toujours agréable pour moi même, mais comme mon être propre. Aussi, ne parler plus de séparation. Elle est impossible...

(Emily Brontë, Les Hauts de Hurlevent, p.90)

Le jeune Australien Cody Simpson nous emmène au paradis des surfers

mercredi 17 juillet 2013      Surfers Paradise

La bouille sympathique de ce petit surfeur blond ne vous dit rien ? Pourtant, Cody Simpson n'est pas n'importe quel nouvel arrivant sur l'intransigeant marché musical : il a assuré la première partie de Justin Bieber et a signé un contrat avec le manager de ce dernier, Scooter Braun. S'étant donc déjà fait connaître par les fans de la jeune star aux 42 millions de followers sur Twitter, Simpson n'avait plus qu'à lancer un nouvel album pour voir si le feu avait pris auprès de son public.

L'album Surfers Paradise est sorti en juillet 2013 – le timing parfait selon moi, car les titres regorgent de sonorités qui rappellent les vacances, les soirées devant un feu de camp et les virées entre amis, mais aussi et surtout la plage, le premier amour de Cody Simpson, adepte de surf et de natation. Surfers Paradise risque donc fortement d'être la bande-son de l'été pour un large public (composé avant tout, il faut l'avouer, d'adolescentes). Ce sont avant tout la guitare sèche, les sifflements, "na na na" (ou parfois "la la la", il y a des variantes) et autres clappements de mains qui font l'originalité de cet album, un peu dans l'esprit de Lady Melody de Tom Frager, qui avait accompagné notre été 2009. Cody Simpson flirte avec le reggae, ce qui se ressent encore davantage (logiquement) sur la dernière chanson de son album, Love, qui est un featuring avec Ziggy Marley, fils aîné du grand Bob.



Surfers Paradise
est un album qui colle parfaitement au jeune chanteur australien : sur les huit chansons, une seule sort du lot – de façon négative, malheureusement – et c'est If You Left Him For Me, au rythme plus pop, voire électro, de façon à suivre les tubes du moment. C'est bien dommage, parce que jusque là Surfers Paradise avait bien su tirer son épingle du jeu, démarquant son interprète de la vague des jeunes artistes qui déferle sur le marché. Mais il ne s'agit que d'une chanson, les sept autres sont là pour rectifier le tir.

Outre Love, je compte parmi mes titres favoris Sinkin' In, mais aussi Pretty Brown Eyes (à l'exception des toutes premières secondes de la chanson, qui laissaient présager un titre aux sonorités R'n'B... mais on ne retrouve qu'un couplet « rappé », donc ça passe) et La Da Dee, entraînants et parfais pour se booster le moral sous le soleil – même quand on n'a pas la chance d'être en vacances.

Au niveau technique, il est clair que Surfers Paradise n'est pas ce qui a été fait de mieux cette année, mais il faut avouer que les points négatifs à propos de cet album sont tout de même assez rares. Les mélodies sont certes un peu répétitives, mais assurent une cohérence tout au long des (seulement) vingt-huit minutes, et puis tout compte fait c'est quand même ce beat hawaïen que l'on préfère à l'électro que l'on entend sur If You Left Him For Me, donc à choisir...


Avant de parler rentabilité, singles et tournée, il faut aborder un point qui selon moi est très important lorsqu'un artiste sort un nouvel album : l'authenticité de ce dernier. Or pour le coup, l'Australien a tenu à exprimer ses sentiments et ressentis sur un rythme qui lui tenait à cœur, qu'importe qu'il soit considéré ou non comme étant "commercial". Si l'on ferme les yeux, on arriverait presque à entendre le relent des vagues et à sentir le sable sous ses pieds, tant Cody a réussi à mettre son univers de surfeur en musique. Mission accomplie avec brio.

A seulement seize ans, il faut reconnaître que Cody Simpson a su fournir à ses fans un album de qualité plus que convaincant, qui saura même séduire les parents de la plupart d'entre eux. Même s'il semble peu probable qu'il vole la vedette à Justin Bieber, le jeune blondinet a un bel avenir qui s'ouvre à lui !