CollegeBoy

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Adepte des histoires romantiques, sur le papier, en chanson ou à l'écran. Fan d'Indochine et de Mylène Farmer.

  Sarreguemines

The body finder, la nouvelle saga fantastique/policière pour ados et jeunes adultes

lundi 30 septembre 2013      1 Commentaire      The body finder

Le rayon fantastique dédié aux « jeunes adultes » ne cesse de s'étoffer. Cette fois-ci, l'auteure Kimberly Derting a misé sur une touche d'originalité en donnant à sa série The Body Finder une dimension policière. Le premier tome de la saga est paru en mars 2010 aux Etats-Unis et commence à peine à faire parler de lui dans l'Hexagone. La couverture aux tons noirs et orangés s'affiche sur tous les blogs et forums littéraires destinés à la tranche « young adults ».

Depuis toute petite, Violet Ambrose, 16 ans, a un don étrange : elle parvient à repérer les cadavres d'oiseaux abandonnés par son chat. Mais ce secret prend une tout autre ampleur lorsqu'un tueur en série sème la terreur dans la ville. Chaque jour, les esprits des jeunes filles qu'il a enlevées viennent hanter Violet. De plus en plus troublée, elle mène son enquête et se rapproche du tueur... jusqu'à devenir sa proie.

Soutenue par ses parents, son oncle policier et son meilleur ami Jay (pour qui elle commence à ressentir quelque chose d'un peu plus que de l'amitié...), Violet essayera de maîtriser son don au mieux possible afin d'aider à localiser et identifier le serial-killer. Pour lui remonter le moral, Violet pourra également compter sur ses amies un peu folles, Chelsea et Claire.
Les personnages sont plutôt réalistes et assez attachants, même s'ils restent un peu plats, la romance naissante entre Violet et Jay est très mignonne, et l'histoire ne se transforme pas en mélodrame lorsque l'héroïne prend conscience de l'ampleur de ses pouvoirs. Mais Violet a beau être mature pour son âge, elle reste un peu naïve et a elle aussi cette fâcheuse tendance à se retrouver dans des situations délicates dès qu'elle sort son nez de chez elle.

Le côté « fantastique » parvient à se faire oublier au fil du roman, laissant plus de place au côté thriller policier qui tiendra le lecteur en haleine jusqu'au bout. Même si la majeure partie du roman est narrée par la jeune Violet, certains chapitres sont aussi écrits du point de vue de l'assassin, ce qui est plutôt inhabituel et donne une dimension supplémentaire au récit. On alterne donc les passages légers et drôles avec des moments bien plus sombres et mystérieux, de manière à divertir au mieux le lecteur.
Pour ma part, je n'ai pas pu m'empêcher d'établir un certain rapprochement avec la série télévisée Unforgettable ; dans les deux cas, les héroïnes mettent leur don bien particulier au service de la police, ce qui fait en quelque sorte de The Body Finder une alternative littéraire à cette série TV.


Le premier tome de cette saga, The Body Finder, mérite qu'on y jette un coup d'oeil pour son originalité et pour l'absence de vampires (on a quand même fini par les laisser tranquilles ceux-là). Plutôt bien écrit et divertissant, je lirai sans doute les tomes suivants !

Peter Jackson renoue avec le Seigneur des Anneaux à travers le récit du Hobbit

vendredi 13 septembre 2013      Le Hobbit : un voyage inattendu - Edition Limitée Collector ...

L'adaptation au cinéma de la préquelle du Seigneur des Anneaux avait fait beaucoup de bruit avant même d'apparaître sur les écrans : le film était très attendu mais également très controversé. Pour les fans de la saga du Seigneur des Anneaux, il paraissait normal que les trois épais romans de Tolkien soient transformés en trois films d'une longueur conséquente. Quant à Bilbo le Hobbit, le livre est bien moins épais – et il n'y en a qu'un seul – alors pourquoi le transformer en trilogie de films de plus de deux heures chacun ? Une question de gros sous, sans le moindre doute.

Sorti à la fin de l'année 2012, Le Hobbit : Un voyage inattendu retrace le périple de Bilbon Sacquet, Gandalf et d'une compagnie de treize nains jusqu'à la Montagne Solitaire, ancien Royaume des nains détruit par le dragon Smaug. Les nains veulent récupérer leurs terres et leur trésor, toujours détenu par le redoutable dragon, et ils ont choisi Bilbon pour leur servir de « cambrioleur », car les hobbits sont réputés pour leur discrétion et leur agilité.
Sur son chemin vers l'Est, cette joyeuse compagnie croisera la route de trolls, de magiciens, d'affreux orques et de géants. Ils seront rejoints par quelques Elfes et, surtout, on découvrira enfin la vérité sur la rencontre entre Bilbon et la créature sournoise Gollum, qui tentera de piéger le hobbit.

Qu'on adhère ou non à l'histoire – pour tout avouer, je n'ai pas vraiment été emballée par le film – il faut admettre que tout, du décor aux acteurs, en passant par les effets spéciaux, est extrêmement réaliste. J'ai particulièrement admiré la scène des aigles géants, que j'ai trouvé grandiose. Les décors sont magnifiques et impressionnants, les couleurs particulièrement attrayantes. Rien que le terrier du hobbit et ses environs suffisent à faire briller d'admiration les yeux des spectateurs.
Du côté des interprétations, elles sont toutes à la hauteur des films précédents : on retrouve Ian McKellen (Gandalf) ou Cate Blanchett (l'elfe Galadriel) et on découvre un Martin Freeman touchant et attachant dans le rôle principal de Bilbon, mais aussi toute une compagnie de nains frappante de réalisme avec notamment Richard Armitage, Ken Scott, Aidan Turner ou encore Dean O'Gorman.


Le film a rencontré un grand succès à l'échelle internationale, mais a connu un retour des critiques assez mitigé, à l'image du bilan que je dresse à l'issue de cette critique : il y a énormément de points positifs dans ce film, j'ai été emballée par le casting et les décors à couper le souffle certes, mais le film traîne incontestablement en longueur. Peter Jackson a repris jusqu'aux chansons citées dans le livre, qui ont été mises en musique pour l'occasion, mais des scènes d'action semblent avoir été rajoutées – sans doute pour meubler le scénario principal.
Reste à savoir si le public sera toujours au rendez-vous pour les deuxième et troisième volets de la saga, dont les sorties sont respectivement prévues pour le 11 décembre 2013 et le 17 décembre 2014...


Ondine Khayat nous offre un voyage bouleversant au Pays sans adultes

lundi 09 septembre 2013      Le Pays sans adultes

J'ai mis longtemps à me décider à lire ce livre, en particulier parce que je ne connaissais absolument pas l'auteur, mais aussi parce que je ne connaissais personne qui l'avait lu avant moi et qui pouvait donc me dire s'il valait le coup ou pas. En plus, j'avoue que la couverture ne me donnait pas particulièrement envie...
Quand j'ai finalement ouvert ce livre, je ne l'ai plus lâché. Je suis partie à la rencontre du jeune Slimane, 11 ans, et de sa famille « complètement tordue » comme il la qualifie lui-même. Son pilier, son seul mentor, est son grand frère Maxence, qu'il considère comme un « manuel de savoir-vivre ». Dans leur appartement de banlieue, c'est avec lui qu'il se réfugie dans sa chambre lorsque son père, qu'il appelle Le Démon, se met à frapper sa mère au cours de leurs violentes disputes.
Le Démon est au chômage : il passe ses journées sur le canapé, en vieux jogging, à boire des bières achetées avec le salaire de la mère. Cette dernière ne paraît pas se décider à réagir face à la dictature imposée par Le Démon, qui fait endurer un véritable calvaire à son entourage comme le décrit Slimane : « Le Démon est en pleine crise. Il crie tellement fort que si des gens vivent sur d'autres planètes, je suis sûr qu'ils l'entendent ».

Les portraits dressés par Slimane, notre jeune narrateur, sont naïfs et poignants à la fois. On se retrouve à voir le monde à travers des yeux d'enfants, bien sûr nous ressentons une certaine pitié envers ce jeune garçon, mais aussi et surtout, nous nous révoltons contre ces adultes qui ne voient rien, qui n'entendent rien, qui ne font pas attention au monde qui les entoure. On aborde des sujets sensibles comme les violences familiales, le suicide, de l'internement psychiatrique, le tout raconté par une voix et à travers des yeux d'un enfant qui a des préoccupations bien différentes de ses camarades du même âge. Le Pays sans Adultes est un roman doux et émouvant, qui lève le voile sur les maltraitances familiales, trop souvent passées sous silence... Il sera presque impossible de retenir ses larmes sur certains passages. Le livre regorge de citations toutes plus remarquables les unes que les autres. Pour ne pas trop en dire sur le contenu du livre mais vous donner tout de même un aperçu de ce qui vous attend, en voici quelques-unes :

Je sais qu'il y a un monde, ailleurs, très loin d'ici, où les enfants ne pleurent jamais, où le soleil est un éclat de rire. Un monde qui ne ressemble à rien de ce qu'on connaît. Un monde avec des étoiles à tous les coins de rue, pour remplacer les lampadaires.

Les battements de nos cœurs, c'est rien d'autre que les murmures de tous ceux qui habitent dedans. Quand il n'y a plus personne, il s'arrête de battre. il faut un grand cœur pour y mettre tous les gens qu'on aime, et laisser de la place à tous ceux qu'on va aimer, mais qu'on ne connaît pas encore. Un grand cœur en forme de loft, même si on doit abattre des tas de cloisons. Un cœur avec des fenêtres pour voir le ciel, et dessiner dessus des beaux nuages en barbe à papa.

Un livre qui se dévore d'un trait, mais que l'on met longtemps à oublier... à ajouter à votre liste sans hésiter !

Dans la liste des cultes de Tarantino, on demande.. Pulp Fiction !

lundi 15 juillet 2013      PULP FICTION

Sur le podium des réalisateurs de films cultes, il est évident que nous retrouvons l'incontournable Quentin Tarantino... Presque dix ans avant le premier volet de Kill Bill, le réalisateur s'était fait un nom dans l'univers du cinéma grâce à son film Pulp Fiction, qui avait provoqué un véritable tollé à sa sortie en 1994, et qui aujourd'hui encore fait partie des films qu'il faut avoir vus au moins une fois dans sa vie – bien que cette liste ne cesse de s'allonger.

Le problème quand on veut parler de ce film, c'est de trouver ce que l'on pourrait en dire qui n'a pas encore été dit. Ce qui relève de la mission impossible si l'on en juge par les innombrables chroniques déjà publiées sur la toile. On peut d'ailleurs séparer les spectateurs en deux clans bien distincts : ceux qui ont adoré Pulp Fiction, et ceux qui l'ont détesté. Il est rare de voir un avis mitigé, les critiques varient bien souvent d'une extrême à l'autre, sans demi-mesure.
Pour moi qui aime bien regarder ces films que l'on qualifie de « cultes » en revanche, Pulp Fiction ne mérite ni l'un, ni l'autre. Il serait complètement illogique et mensonger de prétendre que le film est un navet, autant qu'il serait sans doute exagéré de clamer qu'il s'agit d'un chef-d’œuvre intemporel. Mais après tout, chacun ses goûts, Pulp Fiction n'en reste pas moins un incontournable du cinéma.



Le scénario du film est découpé en différentes petites histoires souvent loufoques, plus ou moins convaincantes, mélangeant humour, sarcasme et violence – cette dernière est d'ailleurs le fil conducteur du film entier. Les personnages principaux sont des adeptes du crime organisé et arpentent sans relâche les rues de Los Angeles à la recherche de nouvelles embrouilles.
Les thèmes abordés ne sont franchement pas des plus plaisants : viols, meurtres, trafic de drogue et overdoses, l'ambiance glauque nous poursuit tout au long des deux heures mais Tarantino parvient tout de même à truffer le film de gags et d'innombrables références à la culture populaire, qui permettent à Pulp Fiction de traverser les âges. On ne cesse de réentendre les célèbres citations sur le Big Mac, le cochon de Walt Disney, mais aussi toutes les autres en rapport avec la violence des gangs et l'Amérique des années 90. Parmi les répliques les plus connues, bon nombre d'entre elles sont vulgaires et crues, Tarantino n'est pas vraiment adepte des tournures de phrases truffées de sous-entendus.


Le casting de Pulp Fiction rassemble des acteurs de renom, avec une Uma Thurman sulfureuse et plus que convaincante dans son rôle de Mia Wallace, Samuel Lee Jackson, dont la seule présence suffit à donner au film un cachet supplémentaire, Bruce Willis et John Travolta, qui a relancé sa carrière grâce à ce film et dont les pas de twist nous rappelleront le danseur émérite qu'il incarnait dans Grease. Les personnages qu'ils incarnent sont extravagants, leurs dialogues déjàntés et ironiques et leurs relations ambiguës. Chez Tarantino, même la vulgarité et la violence semblent être factices, tellement exagérées qu'elles en sont dédramatisées et prises à la légère.

Pour ma part, c'est un film qui a su me faire sourire, parfois rire, ou encore grimacer lors de scènes un peu plus sanglantes. J'ai compris pourquoi est-ce qu'il FALLAIT à tout prix avoir vu ce film – ne serait-ce que pour comprendre enfin certaines allusions à des scènes ou des répliques – mais il n'est pas pour autant dans ma pile de favoris... Cela dit, pour récompenser sa Palme d'Or à Cannes et saluer sa postérité, Pulp Fiction a droit à quatre étoiles... et vous, vous avez droit à quelques citations en prime :

- Tu sais comment ils appellent un "Quarter Pounder with cheese" à Paris ?
- C'est pas "Quarter Pounder with cheese" ?
- Mon cul ! Ca a pas de sens "quarter pounder" avec leur système métrique.
- Mais alors quoi ?
- Ils disent "Royal Cheese".
- Ah ouais... Royal Cheese. Et un Big Mac ?
- Un Big Mac c'est un Big Mac mais ils disent "le Big Mac".
- "Le Big Mac" ... Ahahahah ! Et comment ils disent les Whoppers ?
- J'en sais rien je ne suis allé dans aucun Burger King.


Excuse-moi, je vais rentrer chez moi faire ma crise cardiaque.

C'est à une demi-heure d'ici. J'y suis dans dix minutes.

Commentaire

vendredi 28 juin 2013      2 Commentaires      Angie, 13 ans, disparue...
Intéressant, je vais essayer de me le procurer, j'aime bien ce genre de thriller psychologique un peu flippant :-)